21 janvier 2009
«Burn after reading» - l'absurde à son apogée, 6/10
On est bien loin de No Country fort old man. Les frères Coen, fidèles à leur habitude, déjouent tous les pronostics en proposant un film absurde, une comédie noire sur ce qui arrive à ceux qui ne se mêlent pas de leurs affaires. Un peu comme si un Pee-Wee essayait de venir jouer dans la LNH, pour le fun.
En fait, dans cette comédie, Brad Pitt et Frances McDormand (?), celle qui jouait dans Fargo, retrouvent des documents qu'ils croient secrets d'un ancien agent de la CIA. Ils vont essayer de faire chanter l'ambassade russe, la CIA et deux ou trois autres personnes. Ceci donnera lieu à un ensemble de quiproquos qui se terminera, forcément, dans le drame.
Le premier plan de caméra est à cet égard signifcatif, puisqu'on voit une animation d'une caméra qui part de l'espace jusque dans le petit monde de Brad Pitt. Et quand le film finit, on recule, par le même effet. C'est assez intéressant, pour montrer à quel point nous sommes des êtres insignifiants qui tentons de nous débattre dans un monde qui nous dépasse.
Mais bon, ça reste une comédie de deuxième degré, une farce intelligente, ce qui fait que ça pêche souvent par ses excès. George Clooney joue encore le même rôle que d'habitude (un séducteur invétéré), Brad Pitt incarne à merveille l'entraîneur de gym imbécile (la meilleure performance du film, à mon avis), Frances McDormand est à la hauteur de son talent, et John Malkovitch s'amuse en agent de la CIA sur la déprime.