Humeurs montréalaises

Provocateur mais plein de doutes, Humeurs montréalaises commente l'actualité, sa vie, et tout ce qui tourne autour...

10 novembre 2009

La Donation - Un rare chef-d'oeuvre québécois, 9/10

don_xz_170709Le cinéma sans le flafla. Le coeur de l'émotion humaine. La beauté pure. Les mots me manquent pour décrire le dernier film de Bernard Émond, La Donation.

Campé en plein coeur de l'Abitibi, à Normétal, le récit nous plonge à travers la vie du docteure Dion, qui se rend à l'autre bout du Québec pour remplacer un docteur vieillissant (formidable Jacques Godin).

Le film laisse toute la place aux doutes du personnage de la fantastique Élyse Guilbault, à ses relations fusionnelles avec certains patients, à son humanité.

Le plus extraordinaire, donc, dans le film, c'est la lenteur des plans, mais une lenteur toute réfléchie, où on prend le temps de s'attarder à un regard, à une émotion.

Plusieurs fois dans le film, je me suis retrouvé le souffle coupé par des dialogues courts mais puissants et efficaces, par des moments d'une profonde générosité, par des personnages sans artifice qui sont des écorchés durs de la vie en région.

Et que dire de la photographie? Le film m'a montré mon Québec, mon pays, dans toute sa splendeur, son aspect sauvage. J'en avais presque le goût de faire une tournée pour moi-même m'adonner à la contemplation de ces beautés arides, de ces arbres qui sont défeuillus par le vent d'automne, par ces lignes électriques abandonnées en plein milieu de nulle part...

Extraordinaire! Du grand cinéma. Pas besoin de 50 millions pour toucher les coeurs. Au contraire...

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24 octobre 2009

The September Issue - Une diva implacable, 6/10

first_look_the_september_issuJe l'avoue, j'ai une fascination morbide pour trois choses: les super-divas, les femmes de très haut pouvoir et la mode (particulièrement les talons hauts!!). Alors, quand j'ai vu qu'un film présentait Anna Wintour, rédactrice-en-chef et salope-en-chef de Vogue US, je me suis précipité.

Cette femme a la réputation, en un claquement de doigts, de pouvoir faire fondre quelqu'un en larmes, briser une réputation ou intégrer les manteaux en forme de banane comme le chic du chic aux États-Unis.

Le documentariste Ray (?) Cutler nous montre donc cette femme de pouvoir dans tout ce qu'elle peut avoir d'implacable. Elle fait effectivement pleurer un assistant, enrager sa conseillère principale et décide de tout. De tout.

Toute photo, tout texte, tout changement mineur à la couleur d'une publicité qui apparaîtra en bas dans le coin de la page 324, elle l'approuve avec un très gros minimum d'effet. Et rejette tout de la même manière. Se retournant vers une robe, elle dira: «Too much Fur». Tournant ensuite son regard vers une paire de gants: «Too black»...

Cutler réussit tout de même, pendant trois secondes, à nous montrer une toute petite saillie dans la statue de marbre Wintour. Parlant de ses deux frères (journaliste et travailleur humanitaire), elle dira qu'ils trouvent son métier «funny», et elle le répétera trois fois, dans une attitude lourde de sous-entendus, et qui laisse présager un début d'ombre de remise en question.

Le rythme du film est par ailleurs excellent. On y voyage sur deux continents, on rencontre un tas d'employés, et notamment la sympathique Grace, qui semble être la seule personne du bureau à tenir, le temps de quelques secondes, tête à sa rédactrice en chef, quitte à renverser ses décisions dans son dos.

Un très bon moment à passer au cinéma, à mon avis.

Je vous laisse sur une citation provocante du début du film de la principale intéressée: «Les gens qui critiquent la mode le font parce qu'ils sont envieux de ce style de vie cool. Ceux qui nous méprisent sont des jaloux». Savoureux!

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02 octobre 2009

Polytechnique - Troublant, même 20 ans après, 7/10

24018__polytechnique_filmJe me fous de savoir si c'était pertinent ou non de le faire. Le film Polytechnique reprend un des événements les plus marquants des 50 dernières années au Québec, la mort de 14 femmes et un homme dans la célèbre école universitaire, et je pense qu'il fallait bien briser le silence à un moment donné.

Le réalisateur Denis Villeneuve, qui reprend l'histoire selon trois points de vue, réussit à explorer la catastrophe sous tous ses angles. Bon, c'est sûr que je n'ai pas pu m'empêcher de faire un rapprochement évident avec Gus Van Sant et Elephant, qui avait avant lui utilisé ce procédé, mais ce n'est quand même pas tout à fait la même chose.

Les comédiens se dépassent, et particulièrement Karine Vanasse, que j'ai trouvée criante de vérité, de force de caractère dans la tragédie. Maxime Denommée incarne avec sang-froid Marc Lépine tandis que Sébastien Huberdeau (???) joue l'homme dépassé par son impuissance à merveille.

D'ailleurs, sur le plan narratif (on dirait que je me sens mal de dire cela), il y a une bonne twist dans le film qui relance bien l'intérêt.

La caméra en noir et blanc ajoute une tonalité dramatique, et le tout est magnifiquement filmé, même si, personnellement, les plans où la caméra commence à l'envers et se remet lentement à l'endroit m'ont agacé (procédé tannant).

Somme toute, s'il ne devait y avoir qu'un seul film pour nous faire garder en mémoire la tragédie et ses conséquences, je pense que celui-ci remplit parfaitement son rôle, nous rappelant avec acuité les dangers d'une mysoginie poussée à l'extrême avec des pensées paranoïaques.

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25 septembre 2009

The Informant! - Drôle de comédie, 6/10

The_Informant_Matt_DemonJe n'ai pas pris mon pied, comme diraient les Français qui ont traduit comme des imbéciles la nouvelle comédie de Steven Soderbergh, The Informant! Oui, je commence par ça, la traduction minable. On devrait avoir une loi qui oblige les traductions à être faites ici, au Québec, parce que, là là, mononcle est pus capable des «j'suis nase», «keufs», «kife la meuf» et autres sordides traductions quand il sait à peu près ce qui se dit pour vrai. Amis Français, votre argot n'a aucune virilité, et les Américains sont les représentants suprêmes de la virilité. Laissez-nous faire, au Québec, tabarnak! :)

Mais bon, l'intrigue du film étant complexe, je ne pouvais me permettre de le voir en anglais. J'aurais manqué les subtilités.

Parce que, notez-le bien, même s'il constitue à mon avis un OVNI dans le cinéma, The Informant! propose une intrigue à plusieurs couches d'histoires entremêlées qui nous amènent vers une finale vraiment intéressante (la meilleure partie du film).

On a donc un Matt Damon en pleine forme qui joue l'informateur du FBI dans le domaine de l'agro-alimentaire (la référence à Monsanto est à peine voilée...). Mais, assez imbu de lui-même et inconscient de ses bourdes, il s'empêtrera dans un labyrinthe de mensonges qui rendront sa tâche et celle de la police fédérale très ardue!

Le film commence très lentement, et ce n'est qu'après une bonne heure qu'on est attaché au perosnnage principal et que l'intrigue nous fait vraiment rigoler de bon coeur. Avant ça, c'est assez fastidieux, et les ficelles apparaissent très entremêlées.

Soderbergh reste aussi Soderbergh. Comme dans Erin Brokovich, il nous noie dans le jaune et dans les teintes pastel qui donnent à ce film, comme à tous ses autres, d'ailleurs, un fini bien particulier. Notons également la musique très lounge 1950 et des costumes délirants, et on se retrouve avec un film assez bien fait, mais qui ne nous renverse pas vraiment.

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16 septembre 2009

«De père en flic» - Grande déception, 3/10

Quelques amis m'ont conseillé De Père en flic, mais je dois dire que j'ai été amèrement déçu.

C'est mal joué (surtout Louis-José Houde, qui n'est pas comédien, mais humoriste!), écrit de manière ultra-prévisible, et le tout, comme me le faisait remarquer Tendre moitié, est un mélange de genre, une bouillie pour les chats tellement pleine d'ingrédients que ça lève le coeur.

Une première scène (supposément) comique où s'affronte un père flic baby-boomer et un fils flic génération X-Y. Une deuxième scène plus dramatique, où on voit le fils qui casse avec sa blonde. Une troisième scène plus d'action... Et ainsi de suite, pendant une heure et demie.

On n'accroche pas. Oui, on rit, quand même. Personnellement, c'est Rémy Girard qui m'a soutiré le plus grand nombre de sourires, avec son personnage en sevrage de médicaments qui vit des trips de paranoïa.

En tout cas. Me rappeler ceci les prochaines fois que je voudrai aller voir un 1981, Horloge Biologique ou autre film de ce genre: «Humeurs, tu ne vas pas voir ce genre de films américains parce qu'ils te tapent sur les nerfs, pourquoi te les tapes-tu quand ils sont faits au Québec?»

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26 août 2009

«Le Commando des bâtards» - Douce vengeance, 8/10

inglorious_bastards_31Avez-vous déjà remarqué la drôle d'odeur du StarCité? Un mélange de sueur, de popcorn et de merde? En tout cas...

Je me suis retrouvé là, invité à la dernière minute par l'Amie, pour voir Inglorious Bastards, le dernier film de Quenton Tarantino.

À l'image de ses derniers opus (les Kill Bill, entre autres), le réalisateur divise son récit en cinq épisodes distincts. Dans chacun, un thème (vengeance, culpabilité, cupidité) est exploré à travers une histoire assez simple.

Le film nous montre un commando de la CIA formé de Juifs qui a pour unique mission de tuer les nazis qu'il croise, incluant Hitler. En parallèle, on suit l'histoire de Shoshona, une Juive qui a réussi à fuir le meurtre sordide de sa famille.

Mais on ne va pas voir Tarantino pour les intrigues complexes, les fils entremêlés. Tout y est toujours d'une clarté quelque peu simpliste. Le méchant, le bon, la brute, le truand, la victime...

On aime Tarantino pour ses dons d'organisateur de scène. Une scène lente, une scène enlevée, une scène lente... Et une manière de filmer très voyeuse, qui ne nous épargne pas les détails les plus scabreux, mais qui a l'avantage de mettre à l'avant-plan les visages et leurs multiples émotions.

Plusieurs scènes d'une lenteur indescriptible (dont la sublime toute première) nous plongent dans une expérience esthétique totale, où la tension de savoir que la violence arrivera inévitablement nous garde sur le bout de notre siège, même si un homme et une femme boivent sagement du vin à un resto!

Pouvoir du cinéma sur les foules, nécessité de la vengeance, besoin de closure inhérent à chaque être humain sont explorés au cours de ces superbes 150 minutes.

Ah oui, oubliez comment l'Histoire a réglé le cas de Hitler. On vous raconte une autre histoire ici :).

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24 août 2009

«The Hangover» - Savoureux lendemain de veille, 7/10

the_hangover_stillJe pense qu'il n'y a rien de plus facile que de reconnaître une bonne comédie au cinéma. Quand les blagues coulent de source, que le jeu des comédiens n'est pas forcé et qu'on ne sent pas qu'on y a ajouté une belle petite histoire d'amour juste parce que les livres de scénario à la mode à Hollywood disent qu'il faut le faire, on tient quelque chose...

The Hangover répond parfaitement à ces critères. L'histoire, simple, très simple, est racontée de telle sorte qu'elle en devient intéressante. Après tout, quoi de plus banal que de voir quatre gars se foutre dans la merde après s'être rendus à Vegas pour donner un bachelor party à un de leurs amis, deux jours avant son mariage.

Or, la narration est intéressante, et on découvre, en même temps que les personnages, pourquoi et comment, en une nuit dont ils ne se rappellent aucun détail, ils ont perdu le marié, trouvé un tigre dans la salle de bain, un bébé dans la garde-robe, et volé une voiture de police... Entre autres.

On assiste donc, avec autant de surprise qu'eux, à toutes les surprises qui les guetteront au cours de leurs recherches complètement folles de deux jours.

Aucun détail ne dépasse de ce scénario finement ciselé. Tout provoque le rire. Et j'ai d'ailleurs personnellement apprécié que le réalisateur ne montre pas ces quatre hommes comme des losers finis, mais bien comme des sympathiques personnes en quête de plaisir. Il aurait été tellement facile de jouer à la Line-la-pas-fine, comme on aime tant à le faire au Québec...

En un mot: divertissant!

Et les images de Las Vegas devraient donner le goût à tous d'y aller, ou d'y retourner... pour une quatrième fois!

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12 août 2009

«Entourage» - Du bonbon à l'américaine, 7/10

the_entourage_walking1Encore trop de temps perdu à cause d'une série américaine. Cette fois, c'est Entourage qui m'amène à m'écraser sur mon sofa, à ne rien faire d'autre que de rire de personnages absolument caricaturaux qui baignent dans l'univers des vedettes hollywoodiennes.

L'avez-vous vue, cette série? Complètement hilarante. Vous avez un personnage principal, Vincent Chase (au centre), qui ressemble à un jeune ami, lecteur de ce blog et ancien élève (K)... Ce jeune homme originaire du Queens vient de percer le star system et ses amis l'accompagnent dans sa conquête du milieu californien du cinéma.

Dope, pitounes, crises d'ego et voitures de luxe se succèdent plus rapidement que les MTS chez ces vedettes.

L'«entourage» de Vincent est constitué de trois amis et un agent interprété par Jeremy Piven (à droite), qui vaut à lui seul l'écoute de l'émission. Malheureux dans un mariage beaucoup trop long, il fuit toujours ses responsabilités familiales grâce à son travail qui lui demande un nombre d'heures effarant. Hypercaféiné, hyperactif et hyperadmirateur de sa personne, il vous fera crouler de rire avec son attitude absolument insupportable.

Et ses amis, son manager terre à terre (2e droite), son grand frère (1ère gauche), has been de la télé qui ne pense qu'à regagner un rôle, aussi nul soit-il, et Turtle (2e gauche), son homme à tout faire gelé en permanence, complètent ce portrait de famille où se dessinent, malgré les caricatures et les blagues, une amitié indéfectible, motivée par bien plus que l'argent qu'engrange comme de l'eau Vincent Chase.

N'oublions pas les caméos irrésistibles de James Cameron, Bob Saget et des centaines d'autres vedettes que j'oublie, qui donnent à cette série un petit côté vraiment fa-bu-lous!

Ce sont donc des heures agréables que vous passerez avec les cinq saisons irrésistibles de Entourage, et, comme moi, vous voudrez probablement acheter votre billet pour LA au plus sacrant.

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08 août 2009

«Julie and Julia» - Une recette indigeste, 3/10

julie_and_julia_movie_stillIroniquement, le problème de Julie et Julia, le nouveau film de Nora Ephron (You've got Mail) sur la chef Julia Child, c'est qu'il suit tellement une recette que le produit original manque complètement de saveur. C'est sans personnalité, sirupeux, moralisateur et complètement débile!

Le récit tourne autour d'une femme des années 2000 en crise de début trentaine, Julie Stupid, qui décide de réaliser toutes les recette d'un livre des années 50 de Julia Child, Mastering French Cuisine. Elle créera un blog pour relater ses aventures et, tu parles si c'est pas fin, nous suivrons en même temps que ses réussites et mauvais coups les réussites et mauvais coups de Julia Child dans le Paris des années 1950...

C'est là que le bât blesse. La réalisatrice souligne tellement à gros traits les parallèles entre les deux femmes (aux prénoms étrangement identiques) qu'on voit toutes les ficelles. Un gros plan sur un fouet sert à passer d'une époque à l'autre. Quand une est fâchée, dans la scène suivante, l'autre aussi est fâchée. Quand une est contente, dans la scène suivante, l'autre aussi est contente. Multipliez par deux heures... Misère.

Il n'y a absolument rien à tirer de cette histoire ridicule de réussite des femmes. On y parle bien de maccarthysme et de féminisme, mais dans un souci tellement évident de plogage de contenu intellectuel que c'en est risible.

Le jeu des comédiennes ne se démarque vraiment pas non plus, même celui de ma chère Meryl Streep, qui incarne Julia. Ordinaire, au mieux.

La musique est enfin omniprésente et insupportable. Chaque moment d'introspection est gâché par une espèce de petite musique cheesy d'Alexandre Desplet, style Mme Doubtfire. Chaque émotion est accompagnée de son instrument. Au 19e siècle, on aurait parlé d'un bel exercice symboliste. Aujourd'hui, on dira simplement que c'est du remplissage.

En tout cas, n'allez pas le voir, vous allez perdre votre temps, et, même si ça parle de cuisine, votre appétit...

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07 août 2009

«J'ai tué ma mère» - Touchant, très touchant, et Anne Dorval (wow) 8/10

jaitueSi j'avais eu du guts, un père producteur dans le show-business, des idées et de la subtilité à 19 ans, j'aurais certainement réalisé un film comme J'ai tué ma mère, de Xavier Dolan. Je me suis replongé dans mes cours d'analyse de cinéma de cégep et d'université en voyant sa caméra à l'épaule, son montage de photos signifiantes entre chaque scène, la colère de son personnage contre sa mère...

Quel talent il a ce jeune! Et je ne dis pas ça parce que tout le monde le dit. Je le pense vraiment.

Il y a dans cette production une sensibilité très développée, un sens du dialogue très net, un don de la scène marquante (je pense tout de suite à au moins trois très très fortes)... Il y a aussi de l'expérimentation, mais ça ne dépasse jamais la dose (ce qui n'est pas toujours le cas des premiers films).

Je retiens également le jeu d'Anne Dorval, qui y va ici d'une performance à littéralement couper le souffle. Camper de cette manière le rôle d'une mère sur le bord de la crise de nerf, qui hésite entre colère et résignation, entre tristesse visible et retenue, ça tient du prodige.

Je comprends très bien pourquoi Cannes au complet a ovationné la scène finale où elle laisse aller la colère qui se construisait en elle pendant tout le film. Ce sont littéralement deux minutes d'anthologie!

Dolan et les autres comédiens sont aussi très bien, mais Dorval vole vraiment le show. J'ai eu des frissons à au moins deux reprises face à son jeu impeccable, naturel, sans fausse note.

Dans J'ai tué ma mère, on aborde la relation trouble d'un fils de 16 ans et de sa mère. Les deux ne peuvent que se dire des méchancetés et n'arrivent pas à se rejoindre, malgré leurs blessures intérieures qui ne voudraient que les pousser dans les bras l'un l'autre.

Les épais qui ont écrit sur cinemamontreal.com qu'ils étaient déprimés par le film à propos des relations parents-enfants n'ont rien compris. Ce film en est un de rapprochement, mais bon, il faut avoir l'oeil vif, ce que ne semblent pas trop avoir compris les parents qui se sont plaint sur ce site de critiques populaires... Ils devaient penser à leurs couches, que voulez-vous...

PS: la thématique de l'homosexualité adolescente est ici traitée avec beaucoup de subtilité et d'émotions. De très belles scènes d'amour entre les deux jeunes comédiens.

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