Humeurs montréalaises

Provocateur mais plein de doutes, Humeurs montréalaises commente l'actualité, sa vie, et tout ce qui tourne autour...

24 décembre 2009

Young Victoria - Un gros bof, 5/10

theyoungvictoria_1Quelle déception! Ce film, que tous les médias québécois avaient vendu à grands coups de «Jean-Marc Vallée appuyé par Scorsese», s'avère somme toute plus qu'ordinaire.

Essentiellement porté par une volonté «de faire beau», le récit s'aplatit très rapidement, et le très léger sursaut de suspense qu'on entrevoit au milieu du film lors d'une révolte s'avère finalement rapidement évacué au profit de trop nombreuses images léchées du Palace de Buckingham ou des jardins de Kensington.

En fait, la déception vient surtout des attentes de départ. On devait retrouver la musique de Sigur Ros, le groupe islandais hallucinant qui produit des thèmes de 15 minutes très inspirés par leurs paysages, mais finalement, le producteur a préféré de la musique à violons sirupeux convenue et plate à mort.

En outre, la voie de l'esthétisme à l'extrême employée par Vallée nous fait oublier le réalisateur de CRAZY et penser assez méchamment que le petit Québécois n'a pas résisté aux demandes de producteurs nerveux qui préfèrent les solutions faciles aux innovations stylistiques plus risquées.

Dommage, parce que, comme tous les films racontant la jeunesse de reines, j'arrivais là avec beaucoup d'espoir. Mais la scène de départ du couronnement, assez rapidement expédiée, laisse place à un flashback qui nous ramène dans une explication assez ennuyante et linéaire, faite de manière épistolaire, ce que je ne peux endurer à grandes doses dans un film.

Rien à signaler, donc, rien à écrire à sa mère. N'y allez pas, et louez ou relouez Elizabeth, ça sera plus intéressant. The Young Victoria va ramasser ses trois-quatre nominations aux Oscars dans les catégories mineures de costumes, décors, direction artistique, comme Sissi, mais ne vous y trompez pas, vous vous ennuierez ferme, comme quand vous écoutez Sissi.

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23 décembre 2009

A Serious Man: sérieux délire juif, 8/10

a_serious_manOn reconnaît tout de suite l'empreinte des frères Coen sur un film. Absurdité, caméra unique et peu orthodoxe, vision du monde déjantée, athée, anti-morale et sarcastique. Et, quand on les reconnaît, on les adore ou on les déteste. Je suis du premier groupe.

A Serious Man nous ramène dans l'univers de Fargo, un Mid-West des années 60 drabe, brun, où s'empilent des bungalows où il ne semble y avoir aucune trace de vie. Un Mid-West juif, aussi.

Le film se veut une satire de la religion juive, et plus particulièrement de l'aspect de la doctrine qui veut que les actions que l'on pose ici-bas sont récompensées ou punies selon leur moralité.

Un homme sérieux, d'où le titre, verra le bonheur rayonner sur sa famille. Un homme frivole...

Évidemment, tout cela est pris à contrepied par les frères réalisateurs, qui nous présentent un homme de famille dont l'univers s'écroule autour de lui. Je vous épargne les détails, mais sachez que le récit, construit habilement autour de sa femme, de sa fille de 16 ans, de son garçon de 13 ans (à la veille de sa bar mitzvah), de son frère débile et d'un de ses étudiants complètement freak, tourne très rapidement au vinaigre et met à l'épreuve notre «homme sérieux» dans sa foi!

L'acteur principal, Michael Stuhlbarg (photo), mérite un Oscar pour sa performance toute en retenue d'homme juif qui ne peut réagir aux événements qui lui arrivent sous peine de faire de la peine à Asham, le responsable de la vie sur Terre.

Et les frères Coen, je me répète, mon Dieu, ont fait de cette famille quelque chose de tellement brun, de tellement plate, que c'en est hallucinant. On n'est pas dans les années 60 du Flower Power, on est dans les années 60 du clash entre la nouvelle génération (qui s'ennuie ferme) et l'ancienne (qui jalouse les acquis de la nouvelle).

Les Coen vont sûrement déplaire à une bonne partie de la communauté juive plus radicale avec cette critique virulente de l'aspect divin de nos actions. Le personnage principal ne mérite pas sa vie de merde, et pourtant, il est confronté, et il plonge toujours plus profondément dans la merde, alors que les autres, déjantés, ne semblent pas vouloir le suivre dans cette abysse puante.

Et que dire de la fin. Elle m'a rappelé certains contes québécois, genre Rose Latullipe?

Du génie, comme d'habitude.

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22 décembre 2009

Up in the Air: traffic léger et amusant, 7/10

up_in_the_air_1Up in the Air, le nouveau film de Jason Reitman (Thank you for smoking, Juno), est une comédie fort bien réalisée, fort bien écrite et fort bien jouée. George Clooney est notamment excellent, et Vera Formiga, comme maîtresse de Clooney, crève l'écran.

Le récit très d'actualité s'intéresse à un homme (Clooney) qui est engagé par des patrons de diverses entreprises durement touchées par la crise économique qui n'osent pas mettre les employés à la porte eux-mêmes (the pussies who can't do the jobs themselves).

Sa vie se droule dans tous les avions qu'il prend pour se rendre partout aux USA et dans le monde. De là, up in the air, il ne peut et ne veut s'attacher à personne. Il mène une vie de célibataire endurci, heureux de ses habitudes et de son détachement essentiel de tout, encore plus fier d'ânoner que ses 45 jours de vie sur Terre à Omaha, Nebraska, sont la plaie de son année.

Dans les airs, la gravité des choses nous frappe moins, pourrait-on dire. Mais, bien sûr, une rencontre bouleversera sa vie...

C'est là, heureusement, qu'on reconnaît un bon réalisateur. Reitman ne tombe jamais, à partir de ce moment, dans la comédie romantique quétaine. Il garde son personnage tel qu'il est, sans le modifier pour le mouler au bon joe moyen.

Bon, malgré tout, le récit propose un questionnement classique sur le célibat vs la vie de couple, qui manque un peu d'originalité. Ça fait bien dix ans que toutes les séries américaines s'intéressent à ça. On dirait qu'il n'y a plus que ça pour toucher le coeur des gens...

Je vous recommande quand même très chaudement ce divertissement de luxe, conçu selon toutes les règles de l'art d'une grande comédie à la Little Miss Sunshine. Dialogues cassants, personnages centraux très forts, intrigues croisées de manière intelligente.

Pensons notamment à la façon très intelligente d'aborder la question de la délocalisation. On présente de fausses entrevues très bien menées avec des employés qui livrent, chacun avec des one-liners très bien sentis, leurs impressions sur le problème, de l'insulte au témoignage de vie, de la philosophie pratique à la résignation. Très fort.

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10 novembre 2009

La Donation - Un rare chef-d'oeuvre québécois, 9/10

don_xz_170709Le cinéma sans le flafla. Le coeur de l'émotion humaine. La beauté pure. Les mots me manquent pour décrire le dernier film de Bernard Émond, La Donation.

Campé en plein coeur de l'Abitibi, à Normétal, le récit nous plonge à travers la vie du docteure Dion, qui se rend à l'autre bout du Québec pour remplacer un docteur vieillissant (formidable Jacques Godin).

Le film laisse toute la place aux doutes du personnage de la fantastique Élyse Guilbault, à ses relations fusionnelles avec certains patients, à son humanité.

Le plus extraordinaire, donc, dans le film, c'est la lenteur des plans, mais une lenteur toute réfléchie, où on prend le temps de s'attarder à un regard, à une émotion.

Plusieurs fois dans le film, je me suis retrouvé le souffle coupé par des dialogues courts mais puissants et efficaces, par des moments d'une profonde générosité, par des personnages sans artifice qui sont des écorchés durs de la vie en région.

Et que dire de la photographie? Le film m'a montré mon Québec, mon pays, dans toute sa splendeur, son aspect sauvage. J'en avais presque le goût de faire une tournée pour moi-même m'adonner à la contemplation de ces beautés arides, de ces arbres qui sont défeuillus par le vent d'automne, par ces lignes électriques abandonnées en plein milieu de nulle part...

Extraordinaire! Du grand cinéma. Pas besoin de 50 millions pour toucher les coeurs. Au contraire...

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24 octobre 2009

The September Issue - Une diva implacable, 6/10

first_look_the_september_issuJe l'avoue, j'ai une fascination morbide pour trois choses: les super-divas, les femmes de très haut pouvoir et la mode (particulièrement les talons hauts!!). Alors, quand j'ai vu qu'un film présentait Anna Wintour, rédactrice-en-chef et salope-en-chef de Vogue US, je me suis précipité.

Cette femme a la réputation, en un claquement de doigts, de pouvoir faire fondre quelqu'un en larmes, briser une réputation ou intégrer les manteaux en forme de banane comme le chic du chic aux États-Unis.

Le documentariste Ray (?) Cutler nous montre donc cette femme de pouvoir dans tout ce qu'elle peut avoir d'implacable. Elle fait effectivement pleurer un assistant, enrager sa conseillère principale et décide de tout. De tout.

Toute photo, tout texte, tout changement mineur à la couleur d'une publicité qui apparaîtra en bas dans le coin de la page 324, elle l'approuve avec un très gros minimum d'effet. Et rejette tout de la même manière. Se retournant vers une robe, elle dira: «Too much Fur». Tournant ensuite son regard vers une paire de gants: «Too black»...

Cutler réussit tout de même, pendant trois secondes, à nous montrer une toute petite saillie dans la statue de marbre Wintour. Parlant de ses deux frères (journaliste et travailleur humanitaire), elle dira qu'ils trouvent son métier «funny», et elle le répétera trois fois, dans une attitude lourde de sous-entendus, et qui laisse présager un début d'ombre de remise en question.

Le rythme du film est par ailleurs excellent. On y voyage sur deux continents, on rencontre un tas d'employés, et notamment la sympathique Grace, qui semble être la seule personne du bureau à tenir, le temps de quelques secondes, tête à sa rédactrice en chef, quitte à renverser ses décisions dans son dos.

Un très bon moment à passer au cinéma, à mon avis.

Je vous laisse sur une citation provocante du début du film de la principale intéressée: «Les gens qui critiquent la mode le font parce qu'ils sont envieux de ce style de vie cool. Ceux qui nous méprisent sont des jaloux». Savoureux!

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02 octobre 2009

Polytechnique - Troublant, même 20 ans après, 7/10

24018__polytechnique_filmJe me fous de savoir si c'était pertinent ou non de le faire. Le film Polytechnique reprend un des événements les plus marquants des 50 dernières années au Québec, la mort de 14 femmes et un homme dans la célèbre école universitaire, et je pense qu'il fallait bien briser le silence à un moment donné.

Le réalisateur Denis Villeneuve, qui reprend l'histoire selon trois points de vue, réussit à explorer la catastrophe sous tous ses angles. Bon, c'est sûr que je n'ai pas pu m'empêcher de faire un rapprochement évident avec Gus Van Sant et Elephant, qui avait avant lui utilisé ce procédé, mais ce n'est quand même pas tout à fait la même chose.

Les comédiens se dépassent, et particulièrement Karine Vanasse, que j'ai trouvée criante de vérité, de force de caractère dans la tragédie. Maxime Denommée incarne avec sang-froid Marc Lépine tandis que Sébastien Huberdeau (???) joue l'homme dépassé par son impuissance à merveille.

D'ailleurs, sur le plan narratif (on dirait que je me sens mal de dire cela), il y a une bonne twist dans le film qui relance bien l'intérêt.

La caméra en noir et blanc ajoute une tonalité dramatique, et le tout est magnifiquement filmé, même si, personnellement, les plans où la caméra commence à l'envers et se remet lentement à l'endroit m'ont agacé (procédé tannant).

Somme toute, s'il ne devait y avoir qu'un seul film pour nous faire garder en mémoire la tragédie et ses conséquences, je pense que celui-ci remplit parfaitement son rôle, nous rappelant avec acuité les dangers d'une mysoginie poussée à l'extrême avec des pensées paranoïaques.

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25 septembre 2009

The Informant! - Drôle de comédie, 6/10

The_Informant_Matt_DemonJe n'ai pas pris mon pied, comme diraient les Français qui ont traduit comme des imbéciles la nouvelle comédie de Steven Soderbergh, The Informant! Oui, je commence par ça, la traduction minable. On devrait avoir une loi qui oblige les traductions à être faites ici, au Québec, parce que, là là, mononcle est pus capable des «j'suis nase», «keufs», «kife la meuf» et autres sordides traductions quand il sait à peu près ce qui se dit pour vrai. Amis Français, votre argot n'a aucune virilité, et les Américains sont les représentants suprêmes de la virilité. Laissez-nous faire, au Québec, tabarnak! :)

Mais bon, l'intrigue du film étant complexe, je ne pouvais me permettre de le voir en anglais. J'aurais manqué les subtilités.

Parce que, notez-le bien, même s'il constitue à mon avis un OVNI dans le cinéma, The Informant! propose une intrigue à plusieurs couches d'histoires entremêlées qui nous amènent vers une finale vraiment intéressante (la meilleure partie du film).

On a donc un Matt Damon en pleine forme qui joue l'informateur du FBI dans le domaine de l'agro-alimentaire (la référence à Monsanto est à peine voilée...). Mais, assez imbu de lui-même et inconscient de ses bourdes, il s'empêtrera dans un labyrinthe de mensonges qui rendront sa tâche et celle de la police fédérale très ardue!

Le film commence très lentement, et ce n'est qu'après une bonne heure qu'on est attaché au perosnnage principal et que l'intrigue nous fait vraiment rigoler de bon coeur. Avant ça, c'est assez fastidieux, et les ficelles apparaissent très entremêlées.

Soderbergh reste aussi Soderbergh. Comme dans Erin Brokovich, il nous noie dans le jaune et dans les teintes pastel qui donnent à ce film, comme à tous ses autres, d'ailleurs, un fini bien particulier. Notons également la musique très lounge 1950 et des costumes délirants, et on se retrouve avec un film assez bien fait, mais qui ne nous renverse pas vraiment.

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16 septembre 2009

«De père en flic» - Grande déception, 3/10

Quelques amis m'ont conseillé De Père en flic, mais je dois dire que j'ai été amèrement déçu.

C'est mal joué (surtout Louis-José Houde, qui n'est pas comédien, mais humoriste!), écrit de manière ultra-prévisible, et le tout, comme me le faisait remarquer Tendre moitié, est un mélange de genre, une bouillie pour les chats tellement pleine d'ingrédients que ça lève le coeur.

Une première scène (supposément) comique où s'affronte un père flic baby-boomer et un fils flic génération X-Y. Une deuxième scène plus dramatique, où on voit le fils qui casse avec sa blonde. Une troisième scène plus d'action... Et ainsi de suite, pendant une heure et demie.

On n'accroche pas. Oui, on rit, quand même. Personnellement, c'est Rémy Girard qui m'a soutiré le plus grand nombre de sourires, avec son personnage en sevrage de médicaments qui vit des trips de paranoïa.

En tout cas. Me rappeler ceci les prochaines fois que je voudrai aller voir un 1981, Horloge Biologique ou autre film de ce genre: «Humeurs, tu ne vas pas voir ce genre de films américains parce qu'ils te tapent sur les nerfs, pourquoi te les tapes-tu quand ils sont faits au Québec?»

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26 août 2009

«Le Commando des bâtards» - Douce vengeance, 8/10

inglorious_bastards_31Avez-vous déjà remarqué la drôle d'odeur du StarCité? Un mélange de sueur, de popcorn et de merde? En tout cas...

Je me suis retrouvé là, invité à la dernière minute par l'Amie, pour voir Inglorious Bastards, le dernier film de Quenton Tarantino.

À l'image de ses derniers opus (les Kill Bill, entre autres), le réalisateur divise son récit en cinq épisodes distincts. Dans chacun, un thème (vengeance, culpabilité, cupidité) est exploré à travers une histoire assez simple.

Le film nous montre un commando de la CIA formé de Juifs qui a pour unique mission de tuer les nazis qu'il croise, incluant Hitler. En parallèle, on suit l'histoire de Shoshona, une Juive qui a réussi à fuir le meurtre sordide de sa famille.

Mais on ne va pas voir Tarantino pour les intrigues complexes, les fils entremêlés. Tout y est toujours d'une clarté quelque peu simpliste. Le méchant, le bon, la brute, le truand, la victime...

On aime Tarantino pour ses dons d'organisateur de scène. Une scène lente, une scène enlevée, une scène lente... Et une manière de filmer très voyeuse, qui ne nous épargne pas les détails les plus scabreux, mais qui a l'avantage de mettre à l'avant-plan les visages et leurs multiples émotions.

Plusieurs scènes d'une lenteur indescriptible (dont la sublime toute première) nous plongent dans une expérience esthétique totale, où la tension de savoir que la violence arrivera inévitablement nous garde sur le bout de notre siège, même si un homme et une femme boivent sagement du vin à un resto!

Pouvoir du cinéma sur les foules, nécessité de la vengeance, besoin de closure inhérent à chaque être humain sont explorés au cours de ces superbes 150 minutes.

Ah oui, oubliez comment l'Histoire a réglé le cas de Hitler. On vous raconte une autre histoire ici :).

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24 août 2009

«The Hangover» - Savoureux lendemain de veille, 7/10

the_hangover_stillJe pense qu'il n'y a rien de plus facile que de reconnaître une bonne comédie au cinéma. Quand les blagues coulent de source, que le jeu des comédiens n'est pas forcé et qu'on ne sent pas qu'on y a ajouté une belle petite histoire d'amour juste parce que les livres de scénario à la mode à Hollywood disent qu'il faut le faire, on tient quelque chose...

The Hangover répond parfaitement à ces critères. L'histoire, simple, très simple, est racontée de telle sorte qu'elle en devient intéressante. Après tout, quoi de plus banal que de voir quatre gars se foutre dans la merde après s'être rendus à Vegas pour donner un bachelor party à un de leurs amis, deux jours avant son mariage.

Or, la narration est intéressante, et on découvre, en même temps que les personnages, pourquoi et comment, en une nuit dont ils ne se rappellent aucun détail, ils ont perdu le marié, trouvé un tigre dans la salle de bain, un bébé dans la garde-robe, et volé une voiture de police... Entre autres.

On assiste donc, avec autant de surprise qu'eux, à toutes les surprises qui les guetteront au cours de leurs recherches complètement folles de deux jours.

Aucun détail ne dépasse de ce scénario finement ciselé. Tout provoque le rire. Et j'ai d'ailleurs personnellement apprécié que le réalisateur ne montre pas ces quatre hommes comme des losers finis, mais bien comme des sympathiques personnes en quête de plaisir. Il aurait été tellement facile de jouer à la Line-la-pas-fine, comme on aime tant à le faire au Québec...

En un mot: divertissant!

Et les images de Las Vegas devraient donner le goût à tous d'y aller, ou d'y retourner... pour une quatrième fois!

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