05 novembre 2009
J'appuie les conservateurs et j'aime «Salut Bonjour»
«Docteur, que se passe-t-il avec moi?»
Vous avez bien lu. J'appuie le projet de loi privé qui enlève le contrôle des armes à feu pour les carabines et les armes de chasse. Le registre des armes à feux fait partie de ces initiatives politiques bien-pensantes qui n'ont aucune utilité.
Pourquoi? Parce que, si on se rappelle bien, ce foutu registre des armes à feu est né de l'hystérie (lire, féminine) collective qui a eu lieu après la tragédie de Polytechnique. Une jeune femme (Kekchose Larivière) avait alors fait signer une pétition que 2000000 de personnes, les yeux fermés par la compassion, avaient signée.
Le registre des armes à feu a ensuite été créé, et puis, plus rien... Le nombre de meurtres violents n'a pas vraiment diminué, il y a eu Dawson, il y a eu un fou qui a tué quatre personnes à son bureau de poste d'Ottawa.
Par contre, le gouvernement a engouffré 600 millions de dollars par an pour gérer ce foutu programme, nuisant surtout aux centaines de milliers de chasseurs canadiens.
Contrairement à ce que le Bloc prétend, il n'y a aucune pente dangereuse avec ce projet de loi. Nous ne serons pas comme les États-Unis dans dix ans. Le Canada n'est pas comme ça. La possession d'armes de poing est illégale et il en sera toujours ainsi. Je pense.
Mais défaire cette connerie de programme instauré par Jean Chrétien PAR PURE OPPORTUNISME POLITIQUE, comme tout ce qu'il (n')a (pas) fait comme premier ministre était la bonne décision.
La folie monstrueuse des tueurs n'a rien, mais alors là, rien à voir avec la législation. Il faut accepter que la vie vient également avec une pulsion de mort, qui peut frapper au hasard à quelques reprises.
Salut, bonjour
Sur une note plus légère, je vous avouerai que j'ai écouté «Salut Bonjour» ce matin.
Je ne suis plus capable de la petite Marie-José Bouchard, à RDI. Son émission est tellement plate, ennuyante et manque tellement de personnalité que je me suis réfugié à TVA.
On parlait de la même maudite affaire (H1N1), mais avec un peu d'humanité, un peu d'humour...
Bon, je ne tougherais pas plus que dix minutes le crisse de téteux de Gino Chouinard, mais pour les petits matins engourdis, j'ai besoin d'énergie, pas d'une livraison de nouvelles sur le pilote automatique comme à RDI.
D'ailleurs, dans la voiture, c'est René Homier-Roy et sa bande, dont le sublime Marc Laurendeau. Contenu sérieux, entrevue avec Louise Harel à 7h17 le matin, mais avec de la personnalité, de la gueule!
En tout cas... Je retourne au travail!
02 novembre 2009
Les Anglos et les allophones et la corruption
OK, c'est-tu parce qu'y sont bouchés des deux trous ou bien parce qu'ils ont un retard mental congénital que les Anglos et les allophones ont voté massivement pour Gérald «faux-naïf» Tremblay?
Quand on regarde la carte électotrale du résultat d'hier, on constate que les comtés péquistes ont voté soit Harel, soit Bergeron, et les comtés libéraux provinciaux ont appuyé Tremblay.
C'est quoi le crisse de problème? Qu'est-ce que ça va prendre pour les faire changer d'idée sur quelque chose? Ont-ils une déficience mentale qui fait en sorte que quand ils votent pour une personne, leur cerveau est bloqué jusqu'à la mort de cette personne-là? Ont-ils peur de la démocratie?
C'est des crisses de pépères, ceux qui ont voté pour Tremblay, des lavettes, peureux, des accepteux de corruption. Votez pour Louise O'Sullivan, je m'en sacre, mais comment peut-on réélire un maire qui a trempé dans la corruption comme ça. C'est à croire que Gérald Tremblay a été trempé dans la corruption par le talon et que la flèche d'hier a même pas passé proche de lui.
***
Je le regarde sur les photos dans le journal ce matin, avec sa petite face de vieux crisse de satisfait fatiquant, de mangeux de marde. Il vous regarde de haut, en disant: «Vous avez même pas eu le courage de m'envoyer dehors bande caves!
Une chance que j'ai mes 37% de déficients mentaux qui comprennent rien à la démocratie, qui refusent le jeu démocratique, qui ont décidé que tout ce qui est francophone est viscéralement un mangeux de marde, donc, ils votent pour celui qui parle le mieux l'anglais».
Dois-je préciser ici que je ne suis pas raciste? Je ne le suis pas, mais quand je vois les anglos et les allos se liguer en masse pour ne pas voter une candidate juste sous prétexte qu'elle a été souverainiste, je m'enrage. Je suis convaincu qu'un maximum de 20% de francos a voté pour Tremblay, et encore...
Là, on est pris pour quatre ans avec une limace qui va encore pleurer à chaque fois qu'on va essayer de le critiquer, tout ça à cause de Montréalais bouchés par tous les trous qui comprennent rien à la démocratie.
Pis dire qu'on n'a pas de pays à cause de ça. Y a de quoi déclencher une révolution...
23 octobre 2009
La propreté
Je pensais à tout ce que je voyais de la campagne municipale, par les temps qui courent, et je me suis mis à réfléchir sur la notion de propreté dans notre société occidentale.
On est tellement ordonnés, méticuleux, rangés. On est intolérant au bordel, à la saleté, au désordre. Juste à voir comment c'est chez moi, chez mes amis, je ressens une pression à toujours tout serrer par bonne catégorie dans le frigo, à tout nettoyer quand un iota de poussière traîne, à classer mes cacannes par ordre alphabétique...
Des émissions proposent d'aller chez vous pour ranger ce qui est en désordre (Clean Sweep), d'autres rénoveront votre maison si le mobilier est plus âgé que dix ans, et d'autres encore, bien sûr, s'occuperont de votre corps s'il n'est pas parfaitement clean.
Une obsession, bref, au même titre que le désir de sécurité maladif...
M. Net
Pas surprenant que, dans les scandales qui éclaboussent présentement les divers Hôtels de Ville du Québec, on ait le réflexe de tout vouloir nettoyer en un rien de temps, de passer l'éponge, comme on dit, de manière magique.
«Commandez une Commission d'enquête, nous trouverons les coupables, et nous ferons le ménage», clament ceux qui voient l'industrie de la construction comme une colonie de termites dévorant notre pauvre pécule national sur laquelle il faudrait seulement une petite dose de poison à rats pour disparaître.
Je veux bien! Oui, il faut rendre tout ce qui touche à l'État transparent et clean, mais, n'oublions jamais que l'enfer est pavé de bonnes intentions, et qu'à la température dans laquelle travaillent les employés de la construction, nous ne sommes jamais bien loin du domaine de Satan...
L'ammoniac nous rend-il amnésiques?
Si ma mémoire est bonne, une commission d'enquête, la CECO, dans les années 70, avait étudié le même problème, mais celui-ci est revenu, avec plus de virulence, diront les partisans de l'idéologie du «here and now». Pourquoi?
Peut-être parce que, contrairement à un fonctionnariat, une industrie privée qui soumet au gouvernement est extrêmement difficile à contrôler, surtout quand des groupes comme les Hells et la mafia tentent désespérément de blanchir de l'argent et de se trouver de nouvelles sources de financement.
On avait isolé les mêmes problématiques dans les années 70, mais les constructeurs comme Beaver ont continué leur petit bonhomme de chemin. Les Tony Accurso de ce monde n'ont jamais cessé de magouiller parce qu'une commission d'enquête.
Crime et poussière
Je dis ça sans cynisme, mais, en fait, le crime organisé, la corruption, la magouille, les passe-passe, les pots-de-vin, c'est comme la poussière et la crasse, ça revient tout le temps, et il faut toujours la nettoyer.
Peut-être les gens commencent-ils à trouver que la cuve est dégueulasse, que les bureaux sont poussiéreux. Soit. Faisons le ménage. Passons un grand coup de plumeau. Élisons des candidats qui n'ont jamais trempé dans le milieu et n'ont aucune intention de le faire, mais ne soyons pas dupes.
Je vous parie qu'en 2025, un même genre d'enquête sera encore une fois demandé à Montréal.
28 août 2009
Sénat: Je l'aime Jacques, mais quand même...
Quand on parle de chien dans un jeu de quilles, on parle de Jacques Demers au Sénat.
Nonobstant toute la sympathie qu'on peut lui témoigner face à ce qu'on désigne partout comme étant sa «lutte à l'analphabétisme» (comme si c'était une maladie incurable), M. Demers n'a pas sa place au Sénat.
D'abord, le Sénat est supposé être la Chambre haute, l'endroit où on débat de manière moins partisane des lois adoptées par le Parlement, la Chambre basse.
Or, en donnant des hautes fonctions de législateur à un homme qui sait à peine lire, quel message envoie-t-on à la population? Que le Sénat est une institution sans importance, symbolique, qu'il faudrait la sacrifier comme plusieurs le proposent depuis des dizaines d'années...
Je suis personnellement inquiet de savoir qu'un homme doté d'une capacité de réflexion minimale sera bientôt en position de force pour adopter des projets de loi sur les jeunes contrevenants, l'avortement, le budget, la santé...
M. Demers sera placé à l'institution politique la plus importante du pays alors qu'il n'a pas fait d'études universitaires. Il sera un yes-man, rien de plus. Sa capacité de réflexion sera limitée, forcément, par son analphabétisme, et, traitez-moi d'élitiste si vous le voulez, mais je ne crois pas qu'on puisse être politicien et décider de l'avenir d'un pays si on ne sait pas lire...
À cet égard, il faisait pitié d'entendre le sympathique Jacques Demers répondre à Céline Galipeau, hier, au Téléjournal. Tous les clichés du hockey y sont passés: donner mon maximum, jouer en équipe... Alors que les questions, graves, comme celles de son allégeance politique, celles de ses chevaux de bataille, celle de sa présence aux côtés de Stephen Harper lors de la prochaine campagne électorale, étaient balayées sous le tapis.
Il y a des limites à des nominations partisanes faites dans l'unique but de gagner un minimum de capital de sympathie, ce que vient de réussir Stephen Harper au Québec.
Et le pire, c'est que les médias ne chialeront pas trop, puisque le personnage est sympathique, et que son analphabétisme rend très difficile toute forme de critique, qu'on pourrait voir comme des attaques personnelles.
En tout cas, quand mes jeunes me demanderont à quoi ça sert d'étudier le français, de lire Vian, Camus et Hugo comme on le fera cette année, je leur répondrai que, s'ils veulent aller en politique, probablement à pas grand-chose. Ils auront plus de chances d'être sénateur s'ils jouent au hockey ou s'ils gagnent Star Académie...
22 août 2009
Hydro-Québec: le vrai scandale, c'est Vandal
Un petit mot, juste un petit, pour vous dire que je ne comprends pas la confusion qui règne actuellement en lien avec les commandites d'Hydro-Québec...
Les commandites faites aux collèges Notre-Dame et Jean-de-Brébeuf étaient illégitimes. Pas illégales. Pas immorales. Juste SCANDALEUSES, CYNIQUES ET ILLÉGITIMES.
Qu'un PDG d'une société d'État supposément neutre fasse le choix de financer les installations sportives des deux collèges privés qu'il a lui-même fréquentés est inqualifiable. C'est le B-A-BA de la transparence qui est touché ici.
Aujourd'hui, en réaction, des groupes se portent maintenant à la défense d'Hydro et de son programme général de commandites. Ça dépasse l'entendemen! Voyez, par exemple, les exordes du festival d'été de Québec ou même de l'OSM, dans une lettre ouverte aux médias. N'importe, quoi, vraiment!
Tous ces beaux gens de l'intelligentsia, ont-ils fait des études? Sont-ils minimalement actifs neurologiquement? Personne ne remet en cause la politique de commandites d'Hydro! Tout le monde reconnaît l'apport de la société aux grands événements culturels de notre pays. C'est pas ça le problème.
Le problème, bande de caves qui s'émeuvent dans les lignes ouvertes, c'est qu'une société d'État, bureaucratique, neutre et aux principes d'éthique clairs choisisse non seulement de supporter le système d'éducation privé (ce qui est déjà inadmissible), mais deux écoles qui s'adonnent à être sur le parcours de son PDG...
Rien d'autre.
L'OSM, le festival d'été, les feux d'artifice, le théâtre du Pied-de-vent aux Iles-de-la-Madeleine, je m'en sacre-tu qu'Hydro les commandite. On a besoin de ces manifestations culturelles uniques.
Brébeuf et Notre-Dame ne sont pas uniques. Les favoriser enlève aux autres collèges privés de Montréal une capacité concurrentielle, et c'est proprement INJUSTE!
Financer des festivals, des orchestres, ça n'enlève rien à personne, même par la bande. On est tellement petits, au Québec, qu'Hydro a son nez fourré à peu près dans tout ce qui est culturel, et on comprend. Mais on ne comprend pas dans le cas des écoles...
Que le gouvernement commandite les écoles privées par la voie de ses sociétés d'État frôle par ailleurs le cynisme et l'ironie politiques à un degré jamais vu. Il est là le scandale! Qu'un État ne croie plus en ses institutions publiques et préfère financer les institutions privées, celles qui le concurrencent, ça me dépasse...
En ce sens, le PDG d'Hydro, Vandal, porte très bien son nom dans le rôle de celui qui détruit tout par la bande...
16 août 2009
Gay Pride: Fier de quoi, déjà?
J'ai assisté au défilé de la Fierté, cet après-midi, à Montréal. Sous un soleil de plomb, la chaleur était au rendez-vous. Gars en petites culottes, hommes à plumes dans le cul, musique techno endiablée; il faisait 50 degrés sur René-Lévesque!
Pendant la parade, je n'ai pas pu m'empêcher de me demander ce que ça voulait dire: LA FIERTÉ GAIE...
Si, comme tous les militants l'entendent et le claironnent sur des porte-voix et des pancartes, l'orientation sexuelle n'est pas un choix, en quoi peut-on en être fier?
Le mot fierté m'apparaît mal choisi, et, comme je suis dans une passe très critique du choix des mots, je me pose des questions.
Être gay, ou être Québécois d'ailleurs, il me semble qu'on ne peut être fier de ça. On peut être fier de voir la culture québécoise rayonner, oui, on peut être fier de voir des gays devenir maire de Paris, mais pas d'ÊTRE gay ou Québécois.
Pour moi, fierté rime avec action, avec gestes posés, avec volonté d'agir. «Je suis «tellement fier d'être gay» «Ah oui, pourquoi?»
Y a-t-il une réponse à cette question? Il me semble que non. «Je suis tellement fier de voir comment les gays, en se réunissant et en militant, ont réussi à faire valoir leurs droits!». Me semble que c'est plus pertinent.
Pourtant, j'ai l'impression que, parmi les nombreux badauds qui se trémoussaient sur le boulevard, peu faisaient la distinction, et se disaient, à tort, fiers de leur état, et non des accomplissements du passé...
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Le concept de fierté peut engendrer des réactions violentes. Regardez, par exemple, les Richard Martineau et cie (des bien pires, d'ailleurs) qui, à chaque année, se demandent, mi-sérieux, si on devrait avoir une journée de la fierté hétéro... Réaction épidermique compréhensible, si vous voulez mon avis...
Fierté n'est jamais bien loin d'orgueil, d'ego, et tout le monde sait ce que des conflits d'ego et d'orgueil ont pu faire de tort dans l'Histoire.
Je me sentirais bien plus à l'aise avec un titre de journée comme «Journée internationale des droits des gays et lesbiennes», comme celle des Noirs, des Travailleurs, etc. Ça n'empêcherait en rien les paillettes, les fesses à l'air et les strap-on dans la rue en face d'enfants bouche-bée, mais ça mettrait les points sur les «i».
On ne serait plus dans une logique oppositionnelle, mais bien dans une de célébration de l'intégration et de l'harmonie.
11 août 2009
Tanya Lapointe de la SRC strikes again (ou de l'art de choisir ses mots)
Que Marie-Ève Lortie de TVA (Salut Bonjour) dise que Les pieds dans le vide, le premier, je répète, PREMIER film de la réalisatrice Marilou Wolfe est «génial, parfait», ça passe encore. Après tout, TVA a la réputation d'être très complaisant avec la culture québécoise, et si ce non-travail de critique peut faire en sorte de nourrir nos artisans en convainquant la masse plébéienne de leur valeur, ben tant mieux. Brainwashez en paix!
En plus, le film est co-produit par TVA (et Saint-Hubert!!!), alors, on ne va pas, dans une ère de convergence, cracher dans la main qui nous nourrit.
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Mais que Radio-Canada, par la voix de sa très peu subtile Tanya Lapointe (voir la photo), vienne nous dire que Les Pieds dans le vide est «sans fausse note», et «tout simplement parfait», je n'y crois pas.
Comment un premier film, peu importe de qui, peut-il être parfait? Robert Lepage, Stanley Kubrick et Ingmar Bergman ont sûrement beaucoup de choses à dire sur leurs premières oeuvres, tout comme le public. On ne peut pas, par définition, être parfait, encore moins quand on s'adonne à un exercice pour la première fois!
Tanya Lapointe... Ça fait longtemps que je n'écoute plus ce qu'elle dit. Ses goûts et les miens sont aux antipodes. Contrairement à moi, elle aime les histoires pas trop compliquées, les films pas trop longs, les drames pas trop durs. Je parie qu'elle a aimé Julie and Julia...
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Je n'en peux plus de ces critiques qui beurrent épais continuellement, qui évacuent tout sens critique, et qui utilisent le superlatif sans conséquence. À force, les mots ne veulent plus rien dire.
Quand je les vois pavoiser à la première de Les Boys 23 pour nous dire que le film est aussi drôle que le premier, «qu'il nous donne mal aux côtes», qu'il «provoque des éclats de rire à chaque 15 secondes», j'ai juste le goût de les envoyer chier, de leur demander un compte-rendu véritable. Et si c'est ça leur compte-rendu véritable, je serais quasiment prêt à payer de ma poche un cours ou deux d'histoire de cinéma, question de tout mettre en perspective...
Non mais, c'est vrai, il en va de l'histoire comme du cinéma, quand on n'a pas de perspective, on répète les mêmes erreurs. On se souvient d'Hitler pour ne pas permettre l'émergence d'un autre monstre comme lui; on essaie de se rappeler de L'Orange mécanique avant de qualifier de «pur chef-d'oeuvre» une oeuvre sûrement bien sympathique comme Les pieds dans le vide mais qui, vous en conviendrez, n'aura assurément pas le potentiel de passer à l'histoire qu'a eu le classique de Kubrick!!!!
Sinon, si on dit du moindre morceau artistique québécois qu'il constitue un «bijou exceptionnel», on pourra jeter aux poubelles tous les mots du milieu... Qu'arrive-t-il de «bon», «sympathique», «joli» et «drôle»? Ils n'existent plus et ont été remplacés par de «génial», «extrêmement humain», «esthétiquement bouleversant» et «à se dilater la rate»...
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Imaginez la vie si on devait la vivre comme les critiques de cinéma. «Chérie, ton spaghetti aux boulettes représente un des plus beaux plats de l'histoire». «Mon lapin, le concombre est extraordinaire». «Minou, ta brassée est un morceau de bravoure»...
Bien choisir ses mots, ça signifie qu'il reste une authenticité dans la vie. Quand on se contente continuellement des mêmes superlatifs, on entre dans le domaine du cliché, et ce qu'on avance ne veut plus rien dire.
Et, à cet égard, j'ai ce soir pour la critique de Tanya Lapointe, la même considération que j'en ai pour un tas de marde. Et je dis ça sans exagérer...
01 juillet 2009
Fuck Canada
Évidemment, quand je pense au sens du Canada dans ma vie, en tant que souverainiste, je n'ai à peu près que du mal à dire de ce pays qui m'opprime, qui m'empêche de prendre mon élan, d'entrer dans la grande course de l'Histoire parce qu'il vole nos référendums.
Le Canada est un Frankenstein hideux, une petite grosse boutonneuse au bal de finissants, un pichou au Tops de Laval: tous les quatre tentent de se faire accepter, se maquillent, font les beaux, donnent la patte, mais aucun n'y arrive...
Les Canadiens m'horripilent tout autant. Ils veulent nous voir partir, ils sont écoeurés de nous entendre revendiquer, mais ils ne sont pas prêts à entendre parler de réforme constitutionnelle, ou même à nous appuyer quand on veut partir... Les Canadiens, encore plus que les Québécois, sont des mollasses, des pas de colonne, des béni-oui-oui.
On a souvent entendu l'image du Québec qui serait comme l'éternel adolescent, le Tanguy du pays; toujours révolté, jamais satisfait, avec son propre langage qu'on essaie du mieux qu'on peut d'apprivoiser (étant donné qu'on ne peut pas l'assimiler aussi facilement qu'on le voudrait...).
Le Canada, c'est exactement le miroir de cette métaphore pour moi: si le Québec est l'ado révolté, le Canada est le parent qui a peur de laisser partir son adolescent arrivé à maturité parce qu'il y perdrait tout le sens de sa vie.
Pensez-y! Que serait le Canada sans le Québec? Que leur resterait-il d'original dans l'histoire? Que ce sont des peureux qui ont fui la Révolution américaine? Pas très glorieux... Une Anne Murray, des sables sales et un port à Alert?
Le Canada est un carcan inutile avec lequel nous serons toujours pris, nous, les Québécois, parce que nous entretenons une relation ambiguë avec la liberté. Aussitôt qu'elle est à portée de main, on dirait qu'une chair de poule mouillée nous envahit pour nous la faire rejeter, ou éloigner.
Et quand je lis André Platte, dans la Paresse, nous dire qu'il faut adhérer à ce pays parce que «le Canada ne fait peut-être pas des fêtes débordantes, mais qu'il crée un pays fort», je ne peux m'empêcher de penser à son immense statut de colonisé, de colon bien cuit qui mange dans la main de ses patrons idéologues et partisans qui nous ont volé notre pays en 1995.
Heureusement, le Canada n'est célébré qu'une fois par année; normalement, mon sentiment souverainiste est beaucoup plus positif :).
26 juin 2009
L'hypocrisie Michael Jackson
Eh oui! Je suis de retour. Du moins pour la période estivale... pour vous partager mes lectures, mes écoutes de disque, mes impressions de voyage (Pays-Bas, Allemagne et Belgique). Une façon de tuer ce temps qui me rend fiévreux quand j'ai l'impression de le laisser pourrir sur mon sofa en regardant trop de tennis de Wimbledon...
Mon premier article de résurrection, ça fait drôle à dire, sera consacré au décès de Michael Jackson. Nouvelle choquante s'il en est, qui a retenu l'attention de tous les employés des Trois Brasseurs où je suis allé me caler une petite Blanche hier.
Après avoir encaissé le choc, ce qui m'a le plus mis en maudit, c'est toute l'hypocrisie des médias face à ce personnage (n'ayons pas peur des mots). Hier soir et ce matin, on n'entendait que des éloges, des panégyriques, des envolées lyriques. «Roi de la pop», «greatest entertainer of all time», «champion of children»...
Je sais que c'est l'habitude. Les éloges aux politiciens décédés, ça tourne pareil. Sauf que, pour les politiciens, on est quand même conscient qu'il s'agit d'un jeu... On joue les outrés, on s'engueule, mais le respect est là.
Dans le cas de Michael Jackson, les dix dernières années ont ressemblé à une vulgaire campagne de salissage. Sans vergogne, et parce que ça faisait toujours monter les cotes d'écoute, on le montrait avec son bébé dans le vide au-dessus d'une fenêtre, avec des enfants alors qu'on l'accusait (faussement) d'agressions...
On s'est servi de lui comme d'une serviette de bain. On lui a craché dessus. Les médias ont à peu près tué sa carrière après l'avoir propulsée vers la stratosphère, sans égard pour la personne.
Aujourd'hui, c'est la télé qui me rend malade. Son côté impitoyable, destructeur. Sa capacité à créer et détruire. Son désir maladif de donner de l'amour jusqu'à l'étranglement inévitable...
Aujourd'hui, Michael est mort. Je l'ai toujours vénéré, même, surtout petit.
Cliquez ici pour ma chanson préférée! Vous allez voir, je suis original...
Les copies de lien YouTube sont désactivées pour l'instant (je ne peux pas le mettre directement ici).
18 avril 2009
Les USA et la guerre civile
À voir l'actualité américaine cette semaine - à travers, je dois le dire, l'oeil particulièrement caustique du Daily Show with Jon Stewart - je me demande si nous n'assisterons pas bientôt à l'implosion de notre voisin du Sud.
Voyez-vous, depuis l'élection de Barack Obama, un réseau, Fox News, chaîne de nouvelles continues câblée aux États-Unis, matraque le nouveau président d'insultes, et organise même, comme cette semaine, des mouvements de révolte sociale pour déstabiliser l'ordre en place.
Cette semaine, 250000 manifestants du mouvement TEA Party (Taxed Enough Already) se sont réunis partout dans les villes du pays pour montrer qu'on vient trop en prendre dans leurs poches et qu'on brime ainsi leur liberté.
Jusque là, ça va. Chacun son opinion. Mais là où le bât blesse, c'est que la majeure partie de ces huluberlus avaient des pancartes qui traitaient Obama de fasciste, de nouvel Hitler (voir ci-dessous l'image), etc.
NON MAIS, c'est quoi le problème? Personnellement, je déteste les politiques de Stephen Harper et je me réjouis de la montée au national des libéraux, mais penserais-je à traiter Harper de fasciste? Bien sûr que non. Il a été élu, je trouve les 37% de Canadiens qui ont voté pour lui profondément imbéciles, mais bon, que puis-je y faire? Ils me trouvent sûrement encore plus tarte d'avoir réfugié mon vote chez le Bloc pour une sixième fois de suite, alors...
***
Revenons aux USA. Là où ça peut dégénérer, c'est que les insultes sont maintenant renversées. Avant, quand Bush était au pouvoir, la gauche le traitait de fasciste hitlérien. Là, c'est au tour de la droite.
Avant, des réseaux comme CNN montraient des reportages peu flatteurs sur les républicains. Aujourd'hui, c'est au tour de FOX News, qui dépasse même d'une coche CNN en commanditant un mouvement de révolte contre le président. PS: après ça, FOX News nous dira comme slogan: We report, you decide. Hmm Hmm. Plus: nous créons l'actualité, vous nous suivez...
Si personne, chez les démocrates comme chez les républicains, n'est prêt à faire de compromis, à jouer le jeu de la démocratie, à attendre son tour de prendre le pouvoir pour vraiment évaluer ce qui a été fait par l'administration précédente, à quoi bon maintenir le système électoral actuel? La démocratie?
Sacrons ça dehors, manifestons continuellement, venons-en aux poings, aux fusils et aux carabines et voyons qui sera le roi de la montagne après pour prendre les décisions...
Les USA me font peur. Eux qui sont supposés être le modèle démocratique par excellence, et qui, jusqu'à il y a 5 ans, l'ont toujours été, se transforment en une société polarisée, sectaire, comme un aimant. Aucun rapprochement possible. Ça commence à ressembler aux luttes fratricides entre les esclavagistes et les Yankees.
Sauf que là, il n'y a pas une valeur universelle imposable, comme dans le temps l'était la lutte à la discrimination et à l'esclavage. Ce sont simplement deux visions du monde qui s'affrontent, et l'une n'est pas capable d'accepter que l'autre ait même le droit de parole. Inquiétant.