03 janvier 2011

«127 heures» - La souffrance en vidéoclip, 5.5/10

127_heures_716882J'ai tellement aimé Slumdog Millionaire que je me suis précipité sur le nouveau Danny Boyle dès qu'il est sorti en salles.

Et ce qui m'avait plu dans le Meilleur film de l'année 2009 (selon les Oscars en tout cas...) m'a assez dérangé ici. Filmer Mumbai dans toute sa frénésie, avec des libertés de montage, de la musique folle, des plans serrés et autres trucs de MTV est une chose, mais filmer la souffrance d'un homme (interprété par le talentueux James Franco) prisonnier d'un ravin perdu du Grand Canyon, c'en est une autre.

Un exemple? Quand le personnage souffre de la soif, il insère un montage de bouteilles qui se débouchent avec une musique publicitaire. On comprend que ce sont des hallucinations, qu'il rêve, mais tout de même, ça coupe, à mon goût, le moment intensément difficile que vit le pauvre garçon.

Comprenez-moi bien, la caméra de Danny Boyle est toujours aussi belle, le Grand Canyon est filmé à merveille, et le Soleil et l'ombre se côtoient dans une valse absolument sublime. Mais on est parfois, pas tout le long du film, parfois, un peu loin de la souffrance et plus proche de l'exercice de style.

Franco, comme je le disais, joue à merveille et offre de beaux moments de comédien, notamment lors des premières minutes de son accident, où il tente de se montrer plus fort que la nature. J'ai personnellement reconnu un ami qui est de ce genre-là et qui aurait probablement eu, lui aussi, cette petite arrogance face aux éléments de la nature qui lui jouent des tours...

Il s'agit d'un bon divertissement, assez vide au bout du compte...

Posté par humeurmtl à 00:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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