25 septembre 2009
The Informant! - Drôle de comédie, 6/10
Je n'ai pas pris mon pied, comme diraient les Français qui ont traduit comme des imbéciles la nouvelle comédie de Steven Soderbergh, The Informant! Oui, je commence par ça, la traduction minable. On devrait avoir une loi qui oblige les traductions à être faites ici, au Québec, parce que, là là, mononcle est pus capable des «j'suis nase», «keufs», «kife la meuf» et autres sordides traductions quand il sait à peu près ce qui se dit pour vrai. Amis Français, votre argot n'a aucune virilité, et les Américains sont les représentants suprêmes de la virilité. Laissez-nous faire, au Québec, tabarnak! :)
Mais bon, l'intrigue du film étant complexe, je ne pouvais me permettre de le voir en anglais. J'aurais manqué les subtilités.
Parce que, notez-le bien, même s'il constitue à mon avis un OVNI dans le cinéma, The Informant! propose une intrigue à plusieurs couches d'histoires entremêlées qui nous amènent vers une finale vraiment intéressante (la meilleure partie du film).
On a donc un Matt Damon en pleine forme qui joue l'informateur du FBI dans le domaine de l'agro-alimentaire (la référence à Monsanto est à peine voilée...). Mais, assez imbu de lui-même et inconscient de ses bourdes, il s'empêtrera dans un labyrinthe de mensonges qui rendront sa tâche et celle de la police fédérale très ardue!
Le film commence très lentement, et ce n'est qu'après une bonne heure qu'on est attaché au perosnnage principal et que l'intrigue nous fait vraiment rigoler de bon coeur. Avant ça, c'est assez fastidieux, et les ficelles apparaissent très entremêlées.
Soderbergh reste aussi Soderbergh. Comme dans Erin Brokovich, il nous noie dans le jaune et dans les teintes pastel qui donnent à ce film, comme à tous ses autres, d'ailleurs, un fini bien particulier. Notons également la musique très lounge 1950 et des costumes délirants, et on se retrouve avec un film assez bien fait, mais qui ne nous renverse pas vraiment.
23 septembre 2009
Sujets de colère...
Un ostie de twit à la mairie
Commençons par Gérald Tremblay. Gros crisse de cave. Il ment comme il respire, j'en suis même convaincu.
«Excusez-moi, je n'étais pas au courant de malversations par rapport au plus gros géant contrat octroyé par la Ville. Le budget du contrat est passé de 250 millions à 600 millions, mais je n'étais pas au courant».
Tu faisais quoi, épais? Tu te décrottais le nez? Tu lisais le journal?
C'est le dilemme politique classique. Reagan a pris la même défense dans le Irangate. Ou bien on est au courant et on ment, ou bien on n'était pas au courant et on est incompétent.
Dans le cas de Gérald «Tisane» Tremblay, on a réellement un cas du deuxième. Il est tellement naïf, ourson, punching bag, que c'est probable qu'à chaque fois que ça augmentait, on lui mettait un petit bonbon sur le dessus du dossier et il le signait pendant qu'il suçait la petite menthe en forme de chat.
En tout cas, je peux-tu vous dire que je vais voter pour Louise Harel. D'abord et avant tout, je l'adore, cette femme à la langue de venin dans une bouche de velours, mais surtout pour me débarrasser de cette nuisance qui a fait de ma ville un véritable repaire à mafia et Hells.
Au moins, donnez-nous l'apparence de la saine gestion, bon dieu!
Vote sur le web
L'émission La Joute junior vient de dévoiler les résultats du vote de sa première émission web. un des trois candidats reçoit 72%, les autres, des miettes.
Ce candidat, qui a parlé moins d'une minute dans un des deux débats, a-t-il à ce point séduit le peuple ou a-t-il simplement réussi ce que les autres n'ont à l'évidence pu faire: réunir sa ville devant l'écran et la faire voter pour lui?
Ce principe du vote populaire pour déterminer qui est le meilleur débatteur de trois adolescents m'apparaît archi-loufoque, surtout quand on sait à quel point les adolescents ont tendance à appuyer en masse quand ils aiment, et à rejeter en masse, sans regard critique, ce qui est le contraire d'un débat, quand ils n'aiment pas...
M'enfin!
22 septembre 2009
Metallica - Deviiiiiiiiiiiiiiiiiiil, fuck yeah!!!!!, 9/10
Il y a de ces classiques auxquels on est content d'avoir assisté. Radiohead l'an dernier au parc Jean-Drapeau faisait partie de cette catégorie, et cette année, le World Magnetic Tour.
Metallica. Je les écoute depuis tellement longtemps, ils accompagnent mon jogging depuis des années, ils ont des fans partout dans le monde: des légendes, bref.
Hier, dans le confort d'une loge corpo, j'ai assisté à un des spectacles qui m'a le plus soulevé dans ma vie.
Il faut dire que Hedfield, Trujillo et Ullrich (et l'autre...) sont débordants d'énergie (regardez Hedfield sur la photo!), se déplacent de manière compulsive sur l'énorme scène rectangulaire installée au milieu du Centre Bell et haranguent juste assez le public pour le faire participer au max. «Come on, Motherfuckers, sing with us». «Wouhouhouuuuuuuuuuu!»
Le son est très fort, mais pour une rare fois au Centre Bell, ne nuit à peu près pas à la subtilité des chansons de Metallica. Leur art du contrepoint, du riff obstiné sur lequel on ajoute des solos débiles, une batterie démentielle: on perçoit à peu près tout.
Un spectacle unique, je crois. Un public complètement en fusion avec les musiciens. Un groupe historique.
Comme le titrait le Journal de Mourial, ils étaient «déchaînés». Leurs chansons du mythique Black Album (mon préféré, quoiqu'en disent les puristes) sont augmentées en rythme (notamment Sad But True, qui gagne en agressivité), et quand les briquets s'allument pour THe Unforgiven, les frissons, rien de moins, et les larmes (vous me connaissez...) nous poignent.
Même la très sympathique serveuse de la loge, qui avoue préférer Céline, aime!
Que voulez-vous? 25 ans de succès avec la même énergie qu'il y a 25 ans, on ne peut pas se tromper.
19 septembre 2009
À bas le culte du super-parent...
Amis lecteurs, et en particulier les parents et ceux en devenir, vous serez sûrement très surpris de ma prise de position d'aujourd'hui: je trouve que vous faites pitié.
Ce matin, en lisant mon Quotidien fédéraliste préféré (TM), je suis tombé sur un de ces articles de fond qui se trouvent dans le cahier Gourmand. Au menu: comment créer la meilleure boîte à lunch de l'univers?
Réponse? Soyez créatifs, osez mélanger les ingrédients, etc. Alors, on suggère aux parents toutes sortes d'idées d'achats de Tupperware en couleur, de viandes froides variées, de légumes épatants, et toutes autres sortes de niaiseries de ce genre.
Non mais, c'est quoi le problème, là? On met tellement de pression sur les parents... Qu'est-il arrivé au bon vieux sagnouiche au jambon, à la bonne vieille tranche de fromage jaune et au yogourt?
À la vitesse que l'enfant mange à l'école, je peux-tu vous dire que, même si vous avez sculpté son sandwich en forme de Canada et que la viande qui est dedans forme les lettre du mot «Bon appétit», il s'en rendra vraiment pas compte?
Les pauvres parents, donc... Comment font-ils pour résister à tous ces appels des sirènes du perfectionnisme? La plus belle boîte à lunch, la plusse meilleure école, le plus beau linge...
Les parents de la classe moyenne au Qc sont tellement culpabilisés s'ils ne respectent pas tous les diktats des bien-pensants de la publicité et de la pégagogie à gogo, je n'en reviens pas.
Ce genre de cahiers dans la Presse m'écoeure à chaque fois que j'en vois un. Chacun fait son possible pour élever son enfant, et ça finit là. Si, après une journée éreintante où les deux parents ont travaillé fort, fait faire les devoirs, amené la petite au ballet et lu une histoire, ils doivent en plus taillader des carottes en forme de chat et sculpter le fromage à l'image du patriote de 1837 avant de se coucher (un peu comme sur l'image!!!), je pense que ces parents-là sont aussi bien de prendre une fourchette et de se la planter dans le cerveau tout de suite!
Comprenez-moi bien. Je suis pour qu'on apprenne de nouvelles méthodes d'éducation qui permettent à l'enfant de mieux s'épanouir et d'être le moins blessé possible après 18 ans avec ses parents. Par contre, je suis contre ces niaiseries abusives qui nous font croire qu'on va être aux anges grâce à une boîte à lunch surprise, à un cours de patinage de fantaisie ou toute autre activité qui prend inutilement du temps.
Vraiment, y a des jours comme aujourd'hui où je suis content de ne pas être parent. Je me connais, je serais vraiment le genre à être un parent perfectionniste...
17 septembre 2009
Pets Shop Boys Pantemonium Tour - 8/10
Ne me demandez pas comment s'est passée ma séance de paris à Atlantic City. Je vais vous gager 300$ que ça s'est mal passé. C'est-tu clair? :)
Par contre, si vous voulez savoir, quelques jours avant que je me rende au show de Metallica au Centre Bell, à quel point j'ai adoré mon expérience au spectacle des très très peu heavy metal Pet Shop Boys, je vous dirai que j'ai passé un excellent moment!
Ce qui a rendu le spectacle vraiment passionnant, c'est la mise en scène. Il y a eu un réel travail de conception. Comme vous le voyez sur la photo, des dizaines de cubes mobiles se dressaient sur scène. On y projetait divers vidéos (procédé classique), mais on s'en servait également pour représenter divers objets, pour danser, pour se les lancer. Un pur plaisir à regarder.
Évidemment, le chanteur Neil Tennant m'a beaucoup impressionné. Plus âgé que ma propre mère, il a pourtant une voix que je dirais adolescente. Il entonne les chansons de son plus récent disque tout comme ses plus grands succès (notamment, une version upbeatée de It's A Sin absolument savoureuse) dans le plus grand calme, alors que la foule crie de manière hystérique!
Sa participation aux chorégraphies collectives se limite par ailleurs au minimum, comme s'il avait l'air de nous dire: «Heille, les p'tits chéris, j'ai 55 ans, c'est pas vrai que j'vas me mettre à lever les bras dans les airs en dansant du french cancan...».
Même si c'est ruineux, j'adore toujours voir des spectacles à Atlantic City. L'Océan nous embrasse de sa rumeur constante, les casinos nous divertissent, tout comme les Américains qu'on y croise (principalement en raison de leurs problèmes chroniques d'obésité).
La tournée tire à sa fin, mais si vous pouvez vous procurer des billets pour un futur spectacle, vous ne serez pas déçus de ces Pet Shop Boys...
16 septembre 2009
«De père en flic» - Grande déception, 3/10
Quelques amis m'ont conseillé De Père en flic, mais je dois dire que j'ai été amèrement déçu.
C'est mal joué (surtout Louis-José Houde, qui n'est pas comédien, mais humoriste!), écrit de manière ultra-prévisible, et le tout, comme me le faisait remarquer Tendre moitié, est un mélange de genre, une bouillie pour les chats tellement pleine d'ingrédients que ça lève le coeur.
Une première scène (supposément) comique où s'affronte un père flic baby-boomer et un fils flic génération X-Y. Une deuxième scène plus dramatique, où on voit le fils qui casse avec sa blonde. Une troisième scène plus d'action... Et ainsi de suite, pendant une heure et demie.
On n'accroche pas. Oui, on rit, quand même. Personnellement, c'est Rémy Girard qui m'a soutiré le plus grand nombre de sourires, avec son personnage en sevrage de médicaments qui vit des trips de paranoïa.
En tout cas. Me rappeler ceci les prochaines fois que je voudrai aller voir un 1981, Horloge Biologique ou autre film de ce genre: «Humeurs, tu ne vas pas voir ce genre de films américains parce qu'ils te tapent sur les nerfs, pourquoi te les tapes-tu quand ils sont faits au Québec?»
08 septembre 2009
Mort de ce blog
Bonjour, comme vous avez pu le constater depuis quelques jours, je n'écris plus.
Ce blog est donc mort de sa belle mort par faute de motivation.
Merci à tous d'avoir lu mes élucubrations pendant toutes ces années. Je vous aime!