30 juillet 2009
Comme des pigeons...
Vous me traiterez, probablement avec raison, de tous les noms: bourgeois, faux bobo, intolérant... Mais, après un premier été passé dans le Village (près du métro Beurri-UQAM), je dois avouer que le nombre de quêteux (pas d'itinérants, nuance) commence à me taper royalement sur les nerfs.
Tout à l'heure, revenant de l'épicerie avec ma roquette et mes escalopes dans mon sac bio, j'ai remarqué que deux personnes, en moins de 30 secondes, ont donné de l'argent à un mendiant qui arrivait à peine à croire à ce qui lui arrivait.
C'est alors que je me suis fait la réflexion qu'un quêteux, c'est comme un pigeon: plus on leur donne à manger, plus ils sont nombreux à vous achaler.
Pourquoi y a-t-il 3054 mouettes à côté du McDo de la Ronde? Parce que 3054 p'tits morveux ont pas conscience de la nuisance que constituent ces oiseaux de malheur.
Pourquoi y a-t-il 15 quêteux entre Berri et Beaudry qui m'achalent quand je veux juste marcher tranquille? Parce que des touristes, des gens à la mauvaise conscience, des wannabe-philanthropes, des gauchistes-gauchos leur donne de quoi manger continuellement.
Donnez-leur rien, ils vont s'en aller!
Attention, là! Je vous vois venir... Je n'en ai pas contre la diversité. Des itinérants, malheureusement, il y a en a dans toutes les villes parce que le système ne réussit pas à intégrer tout le monde. Sauf que, partout ailleurs dans le monde, je ne me suis jamais fait achaler par personne, et je me tenais, comme ici, dans les centre-ville.
Amsterdam, NY, Paris, San Francisco, pas un quêteux...
Qu'il y ait des punks, des itinérants, des gothiques, des gangs de rue dans mon quartier, je m'en fous. Je prône le vivre, et le laisser-vivre. Et c'est cette dernière partie que m'empêche de vivre ces gens.
Plus ça va, plus je suis frustré en les voyant. J'ai peur, un jour, d'éclater: «Tasse-toé gros épais, je veux rien savoir de toé! J'peux-tu juste marcher sans me faire achaler, sacrament!»
Mais, j'imagine que les quêteux à Mtl, c'est comme les pigeons, même si on en enlève quelques-uns, le nid est trop important, et ils reviendront toujours...
26 juillet 2009
«Dexter» - Les maudites séries américaines trop parfaites - 7/10
De retour de voyage, Tendre moitié et moi nous sommes écrasés sur le sofa pour regarder, en trois jours, les deux premières saisons de Dexter, le nouveau buzz de tous ceux qui m'entourent.
OK! Oui, c'est bon! Oui, c'est bien fait! Oui, les intrigues sont bien menées! Oui, on marie bien humour, drame, tension! Et, oui! on traite aussi d'un sujet original: le meurtrier en série et la monstruosité sous toutes ses coutures.
Mais je ne peux m'empêcher de penser, à chaque fois, qu'il y a une recette gagnante en arrière de tout ça. Genre, à chaque saison:
1. Faire tourner l'action autour d'une grosse intrigue qui durera toute l'année (Dexter confronté à un tueur en série supra-intelligent) 1a. Ajouter deux sous-intrigues par émission pour renouveler le suspense
2. Étudier le caractère de deux gros personnages (Dexter et sa soeur) 2a. Ajouter des personnages caricaturaux dont les actions seront prévisibles à 10 milles à la ronde (le gros policier, la lieutenant carriériste, le capitaine obstiné...)
3. Mettre de la musique sur chaque scène pour bien signaler l'émotion véhiculée
Etc.
J'aime pas les séries trop parfaites parce que, leur qualité principale, c'est de te garder accro. Faque même si j'ai dit à Tendre, hier, de les écouter sans moi parce que j'étais follement passionné par la Supergrille de mon Quotidien fédéraliste préféré (TM), après deux minutes, j'étais sur le sofa, m'injectant par les yeux ma drogue...
Misère. Je n'ai plus de libre-arbitre!
Je la vois la recette, j'en décode toutes les ramifications, mais il y a toujours quelques plot twists que je n'avais pas prévus qui me gardent en haleine (je suis sûr que ça fait aussi partie de la recette!).
Ça a été la même chose avec Will and Grace, Sex and the City, Six Feet under, House, et là, Dexter.
Le sofa m'appelle sans que je puisse même penser lui offrir une résistance.
Mais là là, c'est fini. Je vous le jure. C'est mon dernier shoot. Après, je vais regarder, comme tout le monde, Les poupées russes, à TVA, dont il est très facile de se passer pendant des années !!!
22 juillet 2009
«Le Guerrier solitaire» - Avez-vous entendu parler de progression de l'histoire, M. Mankell?, 5/10
Avant et pendant mon voyage, j'ai lu ce qui est, je crois, le premier roman de l'auteur suédois Henning Mankell, Le Guerrier solitaire. J'ai adoré le livre jusqu'à la page 352 et, soudainement, alors qu'il me restait moins de 150 pages, j'ai gâroché le livre au bout de mes bras dans un mouvement d'une rage intense que je tente maintenant de m'expliquer.
Pourtant, l'auteur m'avait été chaudement recommandé par l'Amie, qui tripe fort sur les romans policiers, en général.
J'admets que la perspective narrative est intéressante. Suivre un policier, Wallander, qui enquête sur les meurtres commis par un tueur en série en même temps qu'on suit ce personnage de tueur permet de belles trouvailles littéraires et donne un souffle à l'ensemble.
Par contre, l'enquête finit par piétiner, et, bien qu'il soit intéressant de voir à quoi ressemble une escouade de policiers découragés, on sait quand même que le livre finira par la capture du meurtrier (j'imagine, je ne le sais pas...), et je trouve que Mankell se répète inlassablement.
Cette surdramatisation du plafonnement de l'enquête m'a profondément irrité, et quand, à la page 352, le personnage principal, Wallander, refait pour une énième fois le parcours de l'enquête pour essayer de trouver «la phrase importante qu'il a oubliée», j'avais juste le goût de lui dire: «Aboutis, baptême!!!»
Je ne vous le recommande pas vraiment...
21 juillet 2009
Décalages
De retour à Montréal. Le mot ne m'inspire pas vraiment. Re-tour. Faire le tour encore une fois. Fini le tour du monde. Voir de nouveau. On n'est pas loin de la définition du mot «blasé». Surtout quand je regarde ma ville par rapport aux autres grandes et belles villes que j'ai visités.
Le décalage se trouve dans cette impression qu'ici, mises à part les belles années 60 (et encore), on n'a pas fait grand-chose de très intéressant architecturalement parlant.
Je me mets dans la peau d'un touriste qui arrive ici. Quels seront les attraits qui capteront son attention? Je prédis la montagne (même pas de notre faute) et son oratoire, le Vieux-Montréal, peut-être, pour une demi-journée, Expo 67. On en est pas mal là, et on n'a gardé de vestiges de cette dernière que les pavillons qui forment aujourd'hui le Casino et Habitat 67 qu'on ne peut voir que de l'extérieur.
Montréal a oublié de se conserver. Elle n'a jamais pensé aux autres, aux visiteurs, à ceux qui voudraient la voir comme un joyau. Québec y a pensé, elle, mais bon, après 3 heures, on en a fait le tour...
Décalage horaire
Tendre moitié debout à 4h30? Moi à 6h30? Ah... le décalage... Je préfère de beaucoup celui du retour, duquel on se remet tout en douceur, en se couchant graduellement de plus en plus tard, que celui de l'Europe où il faut complètement changer de journée dans notre système.
Pour une première fois
C'est la première fois de tous mes voyages que j'ai ressenti le besoin, à la fin, de rester, de continuer à vivre en Europe. Je m'y sentais bien, chez moi.
Je caresse d'ailleurs le projet d'apprendre l'allemand d'ici l'an prochain afin de faire un tour guidé des nations germanophones, et je caresse l'autre projet, d'ici 5 ans environ, d'aller enseigner en Europe.
Apparemment, les collèges qui offrent le programme de Bac international (dont le mien) procèdent continuellement à des échanges d'enseignants. Je rêve de Bruxelles, de Paris... Mais, comme mon anglais est probablement un atout très important dans mon cas, je pense que les portes de l'Europe me seraient grandes ouvertes.
Je rêve, je rêve... Mais pour une fois, comparativement à toutes mes autres lubies d'aller apprendre la cha cha cha trois ans en Argentine (mettons), je me mettrai probablement au travail véritable pour faire de ce rêve une réalité.
20 juillet 2009
Jour 13 : Mes pieds meurtris...
Eh oui! Apres avoir marche plus de 2034 km depuis 13 jours (j'exagere a peine...), mes pieds meurtris vous transmettent le flambeau du voyage. Je suis creve!!!!!! Et le sauna de Gand ou nous devions nous rendre aujourd'hui pour notre derniere journe etait ferme pour renovations, et ce, malgre le fait qu'il y ait presentement un festival et que les rues soient pleines.
Cette situation, pleine d'une logique que seuls les Belges semblent comprendre, illustre parfaitement le petit sentiment de mechancete qui m'anime a l'egard des Belges depuis trois jours.
Partout ou on va, on nous repond de maniere completement differente des autres endroits du monde.
Par exemple, a l'hotel, le commis n'a pas ete une seule fois capable de repondre a mes questions sur la ville... Ou, quand je demande d'ajouter quelque chose a mon plat' on se gratte la tete d'une incomprehension profonde et presque emouvante!
Enfin, je devrais etre a Mtl demain a 16 heures. Je vous donnerai plus de details a ce moment parce que la, mononque est pus capab'. :)
18 juillet 2009
Jour 11: une fois, c't'un Belge...
Bon... Je suis pogné avec un maudit clavier AZERTY a marde, faque si vous comprenez rien, arretez de lire, ou dites-vous que j'ai une virgule a la place du M et un A dans le Q...
Donc, hier... Jour relax. Nous avons vu le tres drole Bruno, avec Sacha Baron Cohen. Je vous le recommande...
Apres, chill a l'hotel, au resto et qu casino.
OK. Je suis un peu saoul, et je suis a la veille de garrocher le clavier qu bout de mes brqs!!!! Beubye.
A moins que je trouve un clavier QWERTY, je ne vous ecrirqi plus d'ici la fin du voyqge.
Juste un dernier commentaire: les trois Belges a qui j'ai pose des questions m'ont dit des betises... Leur reputation serait-elle meritee (point d'intezrrogqtion)
16 juillet 2009
Jour 9 : Doutes touristiques a La Haye, Scheveningen et Delft...
Plus le voyage avance, plus les questions sur mon experience touristique se multiplient.
Par exemple, Rotterdam... La ville, comme je le disais hier, ressemble a un gros Cleveland. Mais dois-je en etre decu? N'est-ce pas le signe d'un pays dynamique que d'avoir plusieurs villes differentes?
Je vous dis ca parce qu'aujourd'hui, au cours d'une course completement folle, nous avons visite trois villes, dont Delft, une petite bourgade situee entre La Haye et Rotterdam, ou les canaux, les maisons charmantes et les attraits s'affichaient PAREIL comme a Amsterdam...
Apres avoir deambule dans les rues de Delft, je me suis demande: mis a part pour le pot, les touristes viennent-ils aux Pays-Bas pour n'y voir que l'eternel retour du meme? Sabots, tulipes, moulins, canaux et gays qui se tiennent par la main en pleine rue?
J'ai trouve Delft tres belle, comme j'ai trouve Amsterdam tres belle. Les deux se ressemblent etrangement. Je trouve Rotterdam assez laide, elle ne ressemble pas du tout aux autres villes... Que se passe-t-il? Serais-je le genre de touriste a me contenter d'un tour guide de l'Europe en 13 jours, 18 pays. On voit un boutte du mur de Berlin, la tour Eiffel, le Danube bleu puis on retourne chez-soi en soupirant d'aise: 'Ah, l'Europe, c'est un ben beau pays...'
***
Autre doute... Apres avoir visite La Haye, ou nous avons couru pour prendre en photo le Tribunal penal international (attraction de cette ville la plus connue au Qc parce que la maudite Louise Arbour y a ete la vice-presidente), nous nous sommes rendus sur la plage de Scheveningen, qui donne sur la mer du Nord.
Or, dans notre guide, on disait que cette station balneaire etait devenue tellement populaire que les gros gratte-ciel des hotels defiguraient ce village et en faisaient une des plus laides destinations des Pays-Bas.
Je m'excuse, mais il me semble que c'est faire preuve de snobisme. Oui, il y a des hotels comme a Atlantic City. Oui, on y loue les chaises 10 Euros chacune. Mais bon, l'Europe a bien le droit de ne pas etre la meme partout.
C'est la, dans le fond, ou je veux en venir avec ce message. Les guides touristiques vantent tellement la repetition du meme en Europe qu'on en vient a oublier que les habitants ont eux aussi le droit de vivre dans le confort d'hotels qui comptent plus que huit chambres grandes pour trois sardines!
A croire que, s'il n'y a pas de moulin ou de canal proche de la ville, elle ne vaut pas la peine d'etre visitee (comme le laissait croire notre guide). Je m'excuse, mais La Haye, avec son histoire et son desir de s'ancrer dans la modernite (quelques gratte-ciel rendraient Montreal jalouse), est une tres belle ville, conviviale, sympathique...
Alors, je doute. Le touriste que je suis se pose des questions. Dois-je me fier a mes guides ou a mes instincts? Dois-je sentir mal de trouver Rotterdam laide, meme si dans le guide on dit que la culture y vibre?
Aaaahhhh? Tant de questions sans reponses. Personnellement, je dis: vive l'Europe libre de vouloir se tourner vers le 21e siecle. Elle n'a pas a se garder belle comme au premier jour juste pour plaire aux touristes.
Apres tout, si on gardait le meme linge pendant 800 ans, on dirait quoi dans les guides: 'Charmant petit jeune homme dont le charme suranne attire regards (mortifies)'.
A plus.
15 juillet 2009
Jour 8: Dans les ports d'Amsterdam et de Rotterdam
Ce message sera different de ceux ecrits precedemment... La raison: je ferai le recit plus detaille de la journee tandis que Tendre moitie vous parlera de son bad trip de pot d'hier qui l'a beaucoup marque.
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Donc, quand je vous ai ecrit hier, Tendre et moi sortions d'un coffeeshop ou nous avions fume un joint et mange des space cakes. De retour a l'hotel, Tendre a vécu son premier bad trip, et je lui laisse le loisir de vous dire comment ca s'est passé.
De mon point de vue strictement egocentrique, je m'inquietais... Nous devions, le soir, nous rendre a un concert au Royal Concertgebouw, une salle ou l'acoustique, apparemment, est excellente. Finalement, la drogue a fini son effet, et nous avons pu aller au concert.
La salle est impressionnante: quelques rangees derriere une scene ridiculement haute, draps rouges, chandeliers... De savoir que Debussy, Ravel et Sravinsky y ont dirige ajoute encore a cet aspect... Le concert est long, tres long. La symphonie no 5 d'Anton Bruckner est interminable, mais bon, on est a Amsterdam. Patience...
Nous terminons la soiree sur une terrasse idyllique, en face de la salle, face a des velos constants, et mangeons une excellente salade. Une fin de sejour tout a fait parfaite et romantique!
Le lendemain, je quitte a regrets. Amsterdam m'a charmé. Mais bon, les Pays-Bas, parait-il, sont un superbe pays.
Je dis apparemment, parce que quand nous arrivons à Rotterdam, nous déchantons bien vite. La gare est un immense chantier de construction, et des grues se voient partout à l'horizon. On est bien loin des idylliques canaux de la capitale où rien n'a bougé depuis Rembrandt!
L'hotel Hilton est tres bien, quoique legerement defraichi. Nous y serons tres bien pour nos trois nuits. Nous décidons d'aller marche sans véritable but. Encore une fois, la déception.
Au lieu des petites rues, de grands boulevards animés et bruyants. Au lieu de petites maisons charmantes aux grandes fenetres, des gratte-ciel. Au lieu des pavés, des trottoères de béton. Aaaaahhhh...
Pourquoi faire 8 heures d'avion pour visiter une ville qui ressemble a peu pres a Cleveland, en Ohio? Non, OK, j'exagère quand même un peu (beaucoup). Mais bon, le charme n'opere pas.
Nous avons notre premiere surprise agreable lorsque nous achetons une visite du port de Rotterdam par bateau, la seule facon de voir cette infrastructure, la plus grande de son genre au monde.
Des images inedites et impressionnantes s'offrent a notre oeil. Des centaines de conteneurs de toutes les couleurs s'empilent dans un ordre quasi-artistique, des enormes pilotis sont prevus pour accueillir des navires ultra-geants que nous frolons presque dans notre bateau. Enfin!
Puis, nous voici dans un cafe internet ou le proprietaire fait une de ses cinq prieres musulmanes quotidiennes avant de nous servir et de nous faire rigoler avec son sens de l'humour. Decidemment, quand on permet la liberte des individus dans un pays, on se retrouve avec l'oppose des cliches. J'aime!
A demain :).
14 juillet 2009
Jour 7: Amsterdam et la schizophrénie...
On se lève le matin, il fait un soleil radieux --- On rentre prendre un café au lait, des nuages d'orage se pointent à l'horizon.
On mange dans un excellent restaurant indonésien, tout en contrastes de saveurs --- Et le lendemain midi, on va juste à coté dans une shop à Shish Kebab graisseux et avec beaucoup trop d'ail.
On se promène le long d'un canal romantique à souhait --- Tout juste avant d'entendre une main qui cogne délicatement dans une fenetre pour nous inviter à baiser.
Le red light est d'ailleurs à l'image de la ville: dans un cadre magnifique (canal, vieilles maisons) --- on se trouve au coeur de la débauche amstellodamoise.
Tendre moitié, d'ordinaire aux aguets et volontaire pour trouver toujours plus de lieux à voir --- est soudainement beaucoup plus calme et écrit avec des gestes beaucoup moins assurés à cause du muffin au pot qu'il a pris il y a une heure! Jamais je n'aurais cru voir ce jour!
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Le Red light est un quartier extraordinaire qu'il faut visiter de soir pour en tirer le maximum. Les filles presques nues aux vitrines, leurs appels, leurs clins d'oeil, l'ambiance néon très années 80 (je me serais cru sur la PLaza Saint-Hubert dans le temps de Greenberg), le sentiment succulent de se sentir en terre du péché et de s'en foutre parce que l'État le bénit! À voir absolument.
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Enfin, aujourd'hui, il fait bon se promener dans les rues où le soleil se montre généreux. Nous y déferlons à travers une marée humaine commej'en ai rarement vue une, et tentons de nous frayer un chemin à travers ces masses de touristes.
Le coffe shop où nous nous sommes installés était surprenamment propre, aéré et grand. Nous y avons en paix dégusté les fruits défendus (oups... permis...) et en avons meme fait des réserves pour notre reste de séjour aux Pays-Bas.
Ce soir, après ce Coffe shop, parlant de contraste et de schizophrénie, nous allons au Royal Concertgebouw pour entendre l'Orchestre de la Suisse Romande, un ensemble que je connais parce que mon grand-père avait beaucoup de leurs disques vinyles. Nous fumerons probablement un bon joint avant!
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Et tiens, je ne vous parle pas de notre visite au Rijksmuseum, LE plus gros musée du pays. Comme l'an dernier à Chicago, il était en rénovations majeures, de telle sorte qu'on pouvait visiter, pour un modeste (...) 16€ une exposition temporaire de 150 oeuvres réunissant un best of... Grosse déception, meme si je dois admettre que les grandes toiles de Rembrandt sont totalement extraordinaires...
13 juillet 2009
Jour 6 - Perdus a Amsterdam
Malgre une surabondance de maps dans nos poches (quatre, pour un court trajet de 10 km de velo...), Tendre moitie et moi avons trouve le moyen de nous perdre sur la route DU moulin en banlieue nord-amstellodamoise.
Pourtant, c'etait pas tellement complique... Apres avoir pris le traversier, il fallait longer le canal principal sur la piste cyclable. Pas complique, me semble! Tendre et moi sommes tellement anaux dans notre planification des voyages que je n'arrive pas encore a comprendre comment ca a pu se produire...
Un conseil a tous les futurs voyageurs: les pistes cyclables de la ville sont extraordinaires, mais si vous prevoyez sortir, retenez en partant le nom de la ville qui se situe en plein milieu de votre itineraire. Une fois que c'est fait, suivez les nombreux panneaux qui vous disent comment y arriver... Retenez-en un seul, parce que quand le nom ressemble a Kindergrubenhisderstraer, votre cerveau peut difficilement vous en permettre plus. Et n'essayez pas de suivre vos 4 maps... C'est inutile... :)
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Bon, cela etant dit, nous avons retrouve notre chemin (a notre corps defendant!), et vu le maudit moulin. Le hic: on ne voyait seulement que son derriere... Et qui est capable de juger quoi (ou qui) que ce soit juste avec le derriere... Ca indique quelque chose, certes, mais ce n'est qu'une partie du plaisir!
Apres un arret au Oostpark (superbe avec son gros etang et ses canards face auxquels nous avons mange), nous sommes repartis de l'autre cote de l'Amstel, au sud, pour prendre 250 photos d'un magnifique moulin construit en 1632 et que Rembrant a deja dessine (une statue du peintre se trouve d'ailleurs en face de l'entree, comme le montre cette photo).
Une balade en velo a Amsterdam permet de voir la ville d'un autre angle. J'oserais dire l'angle autochtone. Tout le monde ici a un velo, le plus laid possible pour ne pas se le faire voler. Alors, quand on emprunte les pistes cyclables, qu'on se fait sonner les clochettes par les locaux parce qu'on roule comme des memeres, on pousse un soupir de satisfaction intense de vivre une experience unique a travers, canaux, maisons pittoresques, parcs et la fort mignonne riviere Amstel.
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Ah oui! J'oubliais... Tendre moitie a decide de me faire plaisir en sortant dans une discotheque gaye de la ville. Un ancien squat qui s'appelle De Trut. La place se remplit vite, mais apres deux heures, personne ne danse, sauf une fille completement hysterique de NY qui nous embarque dans son delire, mais reussit surtout a attirer des regards de pitie!!! Je la recommanderais tout de meme pour le prix tres peu eleve de l'entree (1.5 Euros) et les drinks extremement corses qu'on y fait. Vous serez dans l'ambiance, garanti, avant la fin de la premiere heure!
