Humeurs montréalaises

Provocateur mais plein de doutes, Humeurs montréalaises commente l'actualité, sa vie, et tout ce qui tourne autour...

16 mai 2009

Poésie carnivore - Dévoré par la passion, 7/10

rogerlarueQuand on m'a dit que j'allais au nouveau Quat' Sous voir une pièce poétique, j'ai reculé, hésitant. Je n'aime pas la poésie, en général. Je suis un prosaïque, un gars de roman, un gars de regard critique. Le roman permet cette analyse fine. La poésie demande tellement d'implication émotive que d'engagement que je me croyais voué à l'ennui pendant deux heures.

Et bien non! Le spectacle (Dans Les Charbons, poésie carnivore) m'a conquis aussi rapidement que Wolfe a conquis Québec sur les Plaines! Après 20 minutes, la mise en scène m'avait convaincu de la valeur d'un exercice comme celui auqeul s'est livré Loui Mauffette, le concepteur.

Grosso modo, il s'agit de prendre une trentaine de poèmes de toutes les époques confondues. De les réunir par thème, et de penser à comment tous ces thèmes se relient. Entre chaque lecture, une petite mise en scène, un air de piano, une chorégraphie, installe l'ambiance. Et nous voilà repartis pour 15 secondes, ou 10 minutes.

Mes moments les plus touchants? Gaston Miron, Jacques Prévert, et une lecture absolument bouleversante de Kanaasuta, de Richard Desjardins. Sans parler de Roger La Rue, qui a interprété un poème de Michel Garneau sur l'absolue nécessité de créer sans cesse de laisser place à nos instincts poétiques, tout le temps, partout.

Ah! Le théâtre, c'est magique! Ça transforme tout en or...

Posté par humeurmtl à 12:35 - Arts de la scène - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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